Procès Gbagbo: l'examen d'une éventuelle remise en liberté soulève des questions

Par RFI - Procès Gbagbo. L'examen d'une éventuelle remise en liberté soulève des questions.

Le Président Laurent Gbagbo, à la CPI. © REUTERS/ Michael Kooren.

Les interrogations se multiplient alors que les juges de la Cour préliminaire examinent l’éventualité d’une remise en liberté provisoire de Laurent Gbagbo. L'ancien président de la Côte d'Ivoire et son co-accusé, Charles Blé Goudé, sont en détention, respectivement depuis 2011 et mars 2014.

Leur procès pour crimes contre l'humanité dans le cadre des violences postélectorales de 2010-2011 a débuté le 28 janvier 2016. Et la semaine dernière, les juges ont décidé d'étudier la question d'une remise en liberté provisoire.

À l’origine, les juges de la Chambre préliminaire avaient convoqué une audience publique, vendredi à 10h30, pour rendre leur décision. Mais au fil des heures, vendredi, la situation devient floue : l’audience est discrètement annulée.

Pendant que les juges se réunissent à l’abri des regards, les deux prévenus continuent de recevoir des visites de leurs proches, à la prison de Scheveningen.

Puis dans la soirée, le bureau du procureur et les avocats de la défense sont informés qu’une « décision écrite » leur sera communiquée « au plus vite, d’ici la fin de l’année », indique une source proche du dossier.

Faut-il voir, dans cette attente, des dissensions entre les juges sur le principe d’une remise en liberté provisoire ? Comment cette décision peut-elle être rendue, alors qu’une bonne partie du personnel de la CPI est en vacances judiciaires depuis vendredi, et ce, jusqu’au 7 janvier ?

Les observateurs de ce procès s’interrogent autour des raisons de ce délai. Parmi eux, certains émettent l’hypothèse de questions administratives et logistiques, notamment liées aux conditions d’une éventuelle libération provisoire.

« Il faut encore discuter des garanties sécuritaires au sein du pays hôte », souligne l'un d'eux. Autre interrogation, relève une autre source : la prise en charge financière de la sécurité des prévenus, qui à ce jour, sont déclarés « indigents ».

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