"Women In Africa" 2019 : l'Afrique, championne du monde des femmes entrepreneures

Par TV5 Monde - "Women In Africa" 2019. L'Afrique, championne du monde des femmes entrepreneures.

Le dernier sommet Women In Africa à Marrakech, au Maroc, en septembre 2018. @WIA.

Femmes, entrepreneures, et avant-tout Africaines ! Avec 27 % d'entrepreneures, l'Afrique détient le record du monde de l'entrepreneuriat féminin. Alors en quoi les femmes africaines engagent-elles le monde ? C'est la question qui sera posée à Marrakech les 28 et 29 juin 2019 pour ce sommet "Women in Africa".
"Nous nous réunissons à un moment où la montée des femmes partout dans le monde n’est plus une aspiration, comme elle l'était encore lors de la Conférence de Beijing en 1994. Elle est maintenant reconnue comme un fait. La relation entre hommes et femmes se rapproche progressivement du partenariat, signe de la fin de siècles de patriarcat de l'âge agricole. La question n'est plus de savoir si les femmes auront l’équité, mais quand et comment," pose d'emblée Hafsat Abiola, présidente de Women In Africa (WIA).

L'engagement des femmes va changer la donne !

Hafsat Abiola, présidente de Women In Africa
WIA

Les femmes représentent la moitié de la population africaine et produisent 62 % des biens économiques,
 mais elles ne sont que 8,5 % à être salariées. L'Afrique est devenue, 
en quelques années, le premier continent de l'entrepreneuriat féminin : 27 % des femmes y créent une entreprise, soit
 le taux le plus important à l'échelle mondiale.

En Ouganda, 38 % des sociétés enregistrées appartiennent à des femmes. Lorsque les femmes occupent des postes de direction, le rendement est de 34 % supérieur à la moyenne, selon l’étude de Roland Berger de 2016 New deal, new game for Women in Africa.

"Nous pensons que l'engagement des femmes va changer la donne", ajoute Hafsat Abiola sur le site de WIA en guise de préhambule au sommet qui se tient les 27 et 28 juin 2019 à Marrakech.

Notre entretien avec Hafsat Abiola ► Hafsat Abiola, présidente de Women in Africa : "transformer l’Afrique grâce à l’énergie des femmes"

Jeunesse et fracture numérique
La population de jeunes augmente rapidement sur le continent : d’ici 2050, elle devrait doubler pour atteindre plus de 830 millions de personnes. Pourtant, la fracture numérique en Afrique persiste.

WIA a créé un projet pour l’éducation des jeunes filles au codage, qui s’est concrétisé par un pilote lancé en mars 2019 au Sénégal. Patricia Nzolantima est l'ambassadrice de ce dossier baptisé Hub Working Ladies & WIA. Le premier a vu le jour en République démocratique du Congo à Kinshasa en avril 2019. Il consiste en un lieu de soutien à l’entrepreneuriat, un centre de formation et une école de codage. Ce premier accélérateur congolais d’entreprises créé par et pour les femmes favorise une croissance inclusive en soutenant les entrepreneures tout au long de leurs projets : aide juridique, expertise, financements, formation, tutorat, investisseurs providentiels, parrainage. 53 autres hubs devraient voir le jour sur le continent d’ici 2030.

Depuis avril 2018, l'application WIA Link offre une plateforme numérique d’échange inédite et exclusive entre les membres de la communauté WIA. Elle leur permet de se localiser lors de leurs déplacements en Afrique et ailleurs, de partager des idées, de tisser des synergies autour de projets et de proposer des formations en ligne.

Dans le même esprit, les meilleures startups africaines dirigées par des femmes se retrouvent à Marrakech, à l'occasion du sommet.
Femmes, agriculture et climat
Un projet pour les femmes dans l’agriculture sera lancé en septembre. Le prix de la "Femme africaine agricole de l’année" dont la première édition aura lieu en 2020. Aujourd'hui, l'Afrique détient jusqu'à 65 % des terres arables non cultivées du monde, mais ses parts sur le marché mondial des produits agricoles sont limitées à 2 % et, d'ici 2025, les importations pourraient atteindre 110 millions de dollars.

La position des femmes dans l’économie agricole est d’autant plus importante qu’elles représentent souvent plus de la moitié de la main-d’œuvre agricole, mais elles n’ont pas d'accès équitable aux ressources productives. En Afrique subsaharienne, par exemple, 62 % des femmes de ce secteur ont une productivité nettement inférieure à celle des hommes, avec des écarts allant de 4 % à 25 % selon les pays et les cultures.

Autre thématique abordée lors de ce sommet : les femmes actrices de la sauvegarde de l'environnement. Avec seulement 4% du total mondial des émissions de gaz à effet de serre, l’Afrique est néanmoins le continent qui paie le plus lourd tribut au dérèglement climatique. Les prévisions les plus pessimistes estiment que d'ici 2050, la production agricole pourrait y diminuer de 7 % à 49 %. En plus de menacer la sécurité alimentaire du continent, les aléas climatiques impactent directement les femmes. La raréfaction des ressources en eau les contraint à parcourir des distances plus longues, au détriment du temps qu'elles pourraient consacrer à des activités rémunératrices.

Militantes et femmes leaders
Autour de la présidente Hafsat Abiola, la Sénégalaise Awa Ndiaye Seck, représentante ONU femmes en RDC, Jacqueline Moudeina, avocate et activiste des droits humains au Tchad, et Vivian Onano, du Kenya, prix "Let Girls Learn" 2015 de Michèle Obama, donneront le ton du sommet lors de la cérémonie d’ouverture. Parmi les invité.e.s, des figures montantes de l'entrepreneuriat féminin du continent viendront également évoquer leur expérience et leurs projets.

Comme Aïssata Diakité Aïssata, classée parmi les 30 jeunes les plus influents d’Afrique de moins de 30 ans par le magazine Forbes Afrique en 2018. Elle a fondé le groupe Zabbaan, une entreprise de production de jus de fruits basée au Mali et en France. Elle se classe parmi les meilleures entreprises agroalimentaires innovantes d’Afrique de l’Ouest. Formée au Mali, en France et en Angleterre, diplômée de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, cette passionnée d’agriculture s’est associée à d’autres entreprises en Afrique de l’Ouest pour lancer le réseau NALA "Nouvelle Génération de Leaders dans l’Agri-business".

Francine Ntoumi est née à Brazzaville. Première femme africaine responsable du secrétariat de l’initiative multilatérale sur le paludisme, elle a d’abord fait ses études à l’institut Pasteur de Paris et au Gabon, avant d’intégrer l’Institut de Médecine tropicale de l’Université de Tübingen en Allemagne. Là-bas, elle forme en priorité des chercheurs africains. Après avoir occupé des postes à responsabilités en Europe puis en Afrique, sa notoriété s’accroît. Les récompenses ne tardent pas à suivre : notamment le prix Christophe-Mérieux décerné par l’Académie des Sciences, ou encore le prix Kwame-Nkrumah de l’Union Africaine. En 2008, Francine Ntoumi crée la Fondation congolaise pour la recherche médicale. Son projet phare, Femmes & Sciences, lancé en 2016 (sponsorisé par L’Oréal et l’Union Européenne, ndlr) mène des campagnes de sensibilisation dans toutes les écoles du Congo, afin de stimuler l’engagement des jeunes africaines dans des carrières scientifiques.

L'Américaine Allison Shapira, fondatrice et directrice de Global Public Speaking va tenir une session très particulière, puisqu'il s'agit d'y apprendre à s'exprimer, à "s'empouvoirer" par la parole. Cette séance interactive a pour but de mettre en avant les techniques oratoires, ce qui ne consiste pas seulement à faire un discours mais surtout à exercer un leadership avec la voix.
Investissement genré
Chaque année, la problématique de l’inégalité entre les genres coûte 95 milliards de dollars à l'Afrique subsaharienne.

Au Sénégal, l'entrepreneuriat féminin représente une source largement inexploitée de création d'emplois et de croissance économique, avec seulement 32,8 % des entrepreneures sénégalaises. Le Women’s Investment Club (WIC) Sénégal, lancé en 2016, est le premier club d’investissement avec une optique genre au Sénégal et dans la zone UEMOA.

Sa fondatrice et directrice, Ndeye Madjiguène Sock a créé un fonds dédié aux entreprises dirigées par des femmes, ainsi qu'une structure d’assistance technique aux femmes entrepreneures à la tête de PME.

Enfin, les hommes sont évidemment attendus au cours de ce sommet, des sessions Men with Women donnent la parole à ceux qui agissent en faveur de l'entrepreneuriat féminin. Le prix African Man of the Year sera décerné au cours de l'année.

Au coeur de cette conférence, deux questions : "Comment les femmes africaines engagent le monde et créent un nouveau paradigme ?" Tout un programme...

Aude de Thuin, fondatrice du Women In Africa, sur le plateau de Et si vous me disiez toute la vérité, émission présentée par Denise Epoté sur TV5MONDE.
Aude de Thuin, féministe pragmatique

Née dans le Finistère en septembre 1950, dans une famille de six filles, elle rejoint une tante à Paris à l'âge de 17 ans et entame des études de psychologie, qu'elle sera contrainte d'interrompre. Elle travaille ensuite dans un centre médico-pédagogique, où elle rencontre François Dolto. Entrepreneure dans l'âme et autodidacte, elle nous raconte ce qui fut à l'origine de son engagement : un coup de colère.

"Le déclencheur ? Ce fut lorsqu'on refusa ma présence à Davos, au Forum économique mondial, alors que mon entreprise faisait déjà partie du CAC 40. Je me suis dit 'puisque c'est comme ça, vous allez voir !' C’est ainsi qu’est née l’idée du Women’s Forum. J’ai réuni un groupe de femmes et on a mis 18 mois à préparer le premier." Depuis ce jour, elle n'a jamais rangé son baton de pèlerin.

L'aventurière et écrivaine Alexandra David Neel, Simone Veil ou Gisèle Halimi sont les modèles auxquelles elle aime se référer. Quant au féminisme, elle l'applique de manière pragmatique en prônant la complémentarité femmes-hommes.

Son proverbe africain préféré : "Les poules savent quand le jour se lève mais elles laissent le soin aux coqs de l'annoncer".

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Commentaires

Le Président Gbagbo a parlé, ses mots d’ordre sont des ordres car c’est notre Leader veneré, c’est à cause de lui que nous luttons depuis toutes ces années. S’il donne un mot d’ordre nous devons le respecter car il ya des choses qu’il voit que nous ne voyons pas. On ne peut pas vouloir son bonheur plus que lui-même. Il dit il ne veut pas voir quelqu’un en Belgique en train de manifester pour lui. Si on aime Gbagbo on doit lui obeir.
PATRIOTES, Donnons nos vies à Jésus car il combat pour nous. Comme avec Josué dans la bible, il a fait rentrer son peuple d'exil du Ghana sur la terre de leurs ancêtres comme il le leur avait promis.
Dieu est vraiment au contrôle et la terre de la Côte d'Ivoire lui appartient réellement. Donnons notre vie à Jésus notre seigneur et notre sauveur car l'Eternel nous a déjà exaucés.
Patriotes nous sommes déjà à Canann dans le pays que l’Eternel a promis à nos pères, et où coulent le lait et le miel et avec Josué, nous allons conquérir tous les territoires de Canaan.
Seigneur, que ton Saint nom soit glorifié et sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre en Côte d’Ivoire, comme dans les cieux.
Toi le Dieu au dessus de tout Dieu, le Dieu d’Israël d’Abraham d’Isaac et de Jacob, qui annule d’un trait tous les décrets démoniaques, qui frappe de ta main puissante et fait périr tous ces agents du Diable qui égarent ton peuple par la pornographie, la sexualité débridée, et qui se ventent de connaissances démoniaques dans le domaine de spirituel, ceux qui s’appellent grands guérisseurs pour guérir plusieurs maladies par la magie blanche avec des rituels puissants avec des retours affectifs de l'être qu'on aime, et qui prétendent vous aider à reconquérir votre ex rapidement en 7 jours sans aucune conséquence, ceux qui pratiquent des rituels à distance, l’envoutement, et l’empoisonnement mystique.
Toi l’éternel des Armées, qui a envoyé ton fils Jésus Christ de Nazareth sur terre pour nous sauver par le sacrifice suprême du sang versé à la Croix, et nous consoler avec le Saint Esprit, frappe de ta main puissance les marabouts, les sorciers, les satanistes, les esprits démoniaques, les lucifériens, les marchands de la mort et de la misère, ceux qui répandent le sang du juste et celui de ton peuple de Côte d’Ivoire, ce peuple avec lequel tu as une alliance établie et éternelle.
Toi l’unique Dieu, le Dieu véritable, toi le Dieu d’Amour, de Joie, de pardon, de Compassion, de générosité, de bénédiction, lent en colère généreux en bonté, benis-sois-tu et reçois toute la gloire.
Tu as promis à nos pères qu’ils rentreront à Canaan, dans le pays où coule le lait et le miel. Que ta volonté soit faite et que ton peuple soit délivré du mauvais berger. De ce berger sans cœur, sans amour, sans compassion, qui divise son troupeau, et le vend à vil prix. Qui répand le sang de son troupeau quotidiennement sans remords.
Seigneur, ce troupeau dispersé aux quatre coins du Monde, c’est ton peuple qui crie à l’éternel.
Toi-même tu as dit, si le peuple pour lequel mon nom est évoqué se sépare des mauvaises voies, cherche ma face, et prie, je l’exaucerai, je pardonnerai ses péchés, et je délivrerai son pays.
Seigneur, ton peuple crie à l’éternel depuis le 11 avril 2011, prie tous les jours, et a abandonné ses mauvaises voies. Exauce le Seigneur, par la puissance de ton intervention Divine, délivre son pays.
Reçois toute la gloire et toute l’adoration de ton peuple Eternel Dieu tout puissant. Et merci pour ta générosité et tes bienfaits.
Ton peuple t’es reconnaissant à toujours au nom de Jésus. Amen.