Guillaume Soro cogne et recadre Amadou Soumahoro : « Il rêvait d’occuper un strapontin à l’international »

Par Linfodrome - Guillaume Soro cogne et recadre Amadou Soumahoro « Il rêvait d’occuper un strapontin à l’international et a pris comme première décision de se nommer lui-même Président de la section ivoirienne de l’APF ».

Guillaume Soro, ex-président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, président du comité politique.

« Les preuves de la forfaiture contre Guillaume Soro s’accumulent »

Dans un communiqué diffusé sur sa page Facebook, Guillaume Soro cogne et recadre son successeur à la présidence de l’Assemblée nationale, Amadou Soumahoro, qu’il accuse d’ailleurs de manœuvrer pour se positionner comme le président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF).

Crise à l’Assemblée parlementaire de la Francophonie

Les preuves de la forfaiture contre Guillaume Soro s’accumulent. Comme le lecteur pourra le constater, ces documents exclusifs sont des documents officiels de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. Chacun pourra constater, qu’après le renouvellement de l’Assemblée nationale ivoirienne en décembre 2016, le Président Guillaume Kigbafori Soro a procédé, comme le veut le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, à la désignation des députés ivoiriens au sein des organisations interparlementaires.

Ainsi, le 16 novembre 2017, il signe l’arrêté numéro 001/AN/PT « portant constitution de la section ivoirienne de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie ». Cet arrêté que vous pouvez consulter, indique bien que les députés désignés constituent la section ivoirienne de l’Assemblée parlementaire de la francophonie, pour la durée de la législature 2016-2020. Le lendemain, 17 novembre 2017, le Secrétaire général de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, de l’époque M. LATTE AHOUANZI, transmet au bureau de l’APF en France, la liste des membres ivoiriens de l’APF, en indiquant bien que ces derniers ont été choisis pour la durée de la législature. La lettre de transmission datée du 17 Novembre 2017 est également proposée ci-dessous. L’APF en a pris acte.

Il est donc clairement établi, avec ces preuves que la section ivoirienne de l’AFP, la seule valable et légitime est celle constituée le 16 novembre 2017. Le Parlement n’ayant pas été dissous et aucun des députés n’étant décédé, rien ne peut changer leur mandat.

Nous vous proposons, également en annexe, la liste des « vrais » membres de la section ivoirienne, bien différente de la liste scélérate publiée clandestinement par les instances politiques de l’APF sur leur site internet. Ces instances politiques reconnaissent d’ailleurs, mezza voce, qu’elles ont été induites en erreur par les nouvelles autorités législatives ivoiriennes et sont gênées aux entournures par la crise ivoirienne.

Au surplus, et pour une parfaite compréhension des choses, les partisans de M. Amadou Soumahoro, le nouveau Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, exultent au motif que leur mentor aurait réussi à éjecter M. Guillaume Kigbafori Soro de la section ivoirienne de l’APF. C’est à mourir de honte. Une instance inférieure peut-elle éjecter un membre d’une instance supérieure ? M. Guillaume Kigbafori Soro étant membre de l’instance supérieure, c’est-à-dire le Bureau international de l’APF, il lui revenait de nommer les autres membres de la section. Il ne pouvait donc se nommer une deuxième fois lui-même, vu qu’il était déjà Premier vice-président de l’APF au moment où il nommait les autres membres ivoiriens.

Amadou Soumahoro qui rêvait d’occuper un strapontin à l’international a pris comme première décision, celle de se nommer lui-même Président de la section ivoirienne de l’APF. Ceci est un manque d’élégance vu que la pratique au sein du parlement ivoirien est que le Président de l’Assemblée nationale est d’office membre de toutes les organisations interparlementaires.

En résumé, les membres de la section ivoirienne de l’APF nommés le 16 novembre 2017, sont les seuls vrais membres de la section ivoirienne. Toute autre décision n’est que forfaiture.

Demain nous publierons l’arrêté illégal signé par Amadou Soumahoro pour nommer de nouveaux membres de l’APF-Côte d’Ivoire. Et nous expliquerons pourquoi cette décision couvre de ridicule notre pays, ses législateurs et le premier d’entre eux, le Président de l’Assemblée nationale Amadou Soumahoro.

Guillaume Soro

Commentaires

Je l'ai déjà dit : j'adhère à la déclaration de Bédié, malgré le "lourd passé" de ce personnage.
Il y a un an je me retrouvais, invité par un ami, dans un restaurant malien à Paris.
J'y fais la connaissance de 11 personnes passant pour être ivoiriennes.
Mais surprise, de tous, 2 seulement le sont véritablement. Les 9 autres ont un accent qui sonne clairement burkinabé.
Un des Ivoiriens me prend en aparté pour me confirmer ce que j'ai découvert par l'accent.
Il me dit que dans le groupe ne se trouvent que deux Ivoiriens, dont lui.
Mon interlocuteur est de Ferké. L'autre, de Bondiali.
J'ai senti que je devais les aider. 20 euros à chacun, que je leur ai donnés.
Ainsi je donne raison à Bédié.
Mais étant donné les comportements crapuleux des étrangers en Côte d'Ivoire, l'union et l'unité des fils et filles de ce pays sont nécessaires pour la libération de l'Éburnie.
Il est donc temps de taire nos divisions internes pour ne nous préoccuper que de la Côte d'Ivoire.
Tous ceux des nôtres qui, pour des différends entre patriotes, se préoccupent de régler des comptes les uns contre les autres, et qui contribuent consciemment ou inconsciemment à la perpétuation des crapuleries de mossi wattra alassassin dramagène en Côte d'Ivoire contre leurs propres compatriotes, finiront tôt ou tard par s'en mordre les doigts. Car la colère et les propos injurieux sont de piètres conseillers.
D'où le fait que j'adhère à la démarche de Bédié.
NB :
Je suis globalement pour la cause africaine, mais ça ne doit pas impliquer ma disparition au profit d'un autre sous le prétexte fallacieux du panafricanisme : le Peuple Ivoirien et son Identité ne doivent pas disparaître au profit des autres africains.
Je conçois le panafricanisme comme un mouvement de prise de conscience par des africains des différents enjeux de notre temps, qui se nourrit des identités nationales, pour porter haut et fort le flambeau africain dans les concerts des nations libres et souveraines.
Et ceci n'induit nullement qu'un peuple et son pays disparaissent au profit des autres.
Ce Mouvement doit reposer sur le respect intégral des identités nationales : autant je respecte les autres, autant ils doivent aussi me respecter.
Ma démarche s'oppose à celles de certains qui, au non du panafricainisme, prônent carrément la dilution de leur pays et de leur Peuple dans un ensemble aux contours incertains, voir simplement leur disparition.
Qu'ils se ravisent car le temps de l'union et de l'unité tous les Ivoiriens est venu, pour la défense du Peuple Ivoirien et de la Côte d'Ivoire.
Le Pays nous appelle.
Le Peuple est martyrisé.
Union, Unité, Action !