Art et culture: Sylvie Petin, directrice du Forum universitaire de l'ouest parisien à Boulogne Billancourt "Il faut que les Africains nous apprenent à oublier le regard Paternaliste"!

Par IvoireBusiness - Sylvie Petin "Il faut que les Africains nous apprennent à oublier le regard Paternaliste"!

(...) Le forum universitaire de l'ouest parisien a pour siège la ville "BOULOGNE BILLANCOURT, près de Paris située dans le département des hauts-de-seine(92), et se veut davantage une plateforme de débat d'idées, via des tables rondes et conférences, dans le but de faire triompher la connaissance:
Ce qui permet démocratiquement à tout citoyen lambda d'avoir accès à la connaissance.
La directrice de ce forum créé, il y a à peine trois décennies s'est confiée récemment à "IVOIREBUSINESS". Bref entretien!

"IVOIREBUSINESS": Pouvez-vous présenter le forum universitaire de l'ouest parisien à nos lecteurs repartis dans les 5 Continents?

"SYLVIE PETIN":
Le Forum universitaire a commencé ses activités en (1981), au moment où se créaient des universités populaires, pour tous afin de permettre à tout citoyen, quelque soit son niveau d'études et son sexe d'entendre et partager les problématiques du monde!Il continue de
prospérer en dehors des tables rondes et des cycles de conférences. Nous avons par exemple eu des cycles de conférences sur l'Afrique dans l'histoire, avec la participation d'universitaires spécialistes de l'AFRIQUE, puis huit conférences sur "PROUST". Cela peut-être aussi des sujets d'économie, géopolitique , d'histoire, et permet surtout aux invités de comprendre l'évolution du monde en répondant à un besoin, car le monde évolue très vite, on a donc besoin de confronter nos idées les uns avec les autres et d'écouter aussi les "sachant"(universitaires spécialistes dans certains domaines) pour étayer nos idées en nous apportant des connaissances précises. Nous avons (1200) adhérents, les conférences et tables rondes ont lieu à l'espace "LANDOWSKI" à" BOULOGNE BILLANCOURT" qui a une capacité d'accueil de (350) places. Par contre, nous sommes très soutenus par le maire de "Boulogne BILLANCOURT", et en partie par le conseil général des hauts-de- seine(92).

"IVOIREBUSINESS": Est -ce dans l'esprit du forum vous invitez des universitaires africains?
"SYLVIE PETIN":
Malheureusement, ça n'a pas été le cas actuellement.Inviter éventuellement des universitaires africains pour des questions de société, géopolitique mais aussi pour la découverte de la
littérature africaine. J'ai par exemple découvert un écrivain franco-africain "ALAIN Mabankou", qui a
a prouvé dans son récent ouvrage que les Africains ont une qualité extraordinaire de créativité, poétique, esthétique que nous avons en partie perdue:par exemple, la couleur des vêtements, le sens du rapport des africains avec la nature. Nous devons donc confronter nos idées dans
un dialogue d'égal à égal. Nous avons tout intérêt à le faire.

"IVOIREBUSINESS": Seriez-vous disposée à vous inscrire dans un partenariat avec des forums universitaires africains?

"SYLVIE PETIN": Pourquoi pas? Je ne sais si la ville de BOULOGNE BILLANCOURT a un partenariat avec une ville africaine, mais cela pourrait être envisageable à long terme.

"IVOIREBUSINESS": Votre dernier message à nos lecteurs!
Nous avons un prochain débat le (24 Avril) prochain à l'espace "Landowski" sur la thématique: ("Tout, tout de suite") qui met en exergue implicitement la notion de la course perpétuelle à l'urgence et le culte de l'urgence.En d'autres termes, est-ce-que ce sont nos rapports avec les nouvelles technologies de l'information qui ont transformé nos rapports humains?
Ce qui est dangereux, c'est que l'on s'aperçoit que c'est un outil pour exercer sa puissance et son pouvoir sur autrui! c'est-à-dire demander tout dans l'urgence pour contraindre le salarié à être obsédé par son travail.Malheureusement, cela est beaucoup plus néfaste que bénéfique!
A l'endroit des occidentaux, il faut qu'ils oublient le regard paternaliste que nous avons du mal à renvoyer aux calendes grecques...Aux africains, c'est à eux de nous aider et de nous apprendre à les regarder différemment, en oubliant le regard paternaliste.Nous avons des valeurs communes à partager, à savoir la langue française, à travers la francophonie et le projet démocratique que les africains ont inscrit au fond d'eux-mêmes. Un dialogue de cultures et une confrontation de nos idées d'égal à égal est nécessaire.

(PROPOS RECUEILLIS A "BOULOGNE BILLANCOURT" PAR "YVES T BOUAZO")