Côte d'Ivoire: Les députés de l’opposition appellent le gouvernement à se pencher sur la question sécuritaire du pays

Par APA - Côte d'Ivoire. Les députés de l’opposition appellent le gouvernement à se pencher sur la question sécuritaire du pays.

Assemblée nationale de Côte d'Ivoire. Hémicycle.

Les députés de l’opposition ont déploré, mardi, les affrontements intercommunautaires qui ont fait 10 morts à Béoumi, jeudi dernier, et ont appelé le gouvernement à se « pencher sérieusement » sur la question sécuritaire du pays.

Les groupes parlementaires PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire), Rassemblement et Vox Populi ont déploré les événements de Béoumi (centre) qui ont endeuillé des familles suite à des affrontements intercommunautaires.

Leurs porte-paroles, les députés Tra Bi Sui Guillaume (Vox Populi), Olivier Akoto (PDCI) et Koné Gnagadouman (Rassemblement) ont, tour à tour, condamné, face à la presse, ces affrontements où « des armes lourdes, des armes de guerre ont été utilisées par une partie des protagonistes ».

Ce qui, selon les parlementaires, pose « le problème crucial du désarmement » sur l’ensemble du pays. Car, avant Béoumi, ont-ils expliqué, une dizaine de localités ivoiriennes a été le théâtre de ces affrontements avec souvent, « l’utilisation d’armes lourdes ».

Le PDCI-RDA, selon le député Olivier Akoto, marque sa grande inquiétude devant « les armes qui circulent encore, aux mains des civils qui ne manquent pas de s’en servir à tout venant » et exige « la mise en place d’une véritable politique de désarmement ».

Pour le député Koné Gnagadouman, la récurrence de ces conflits communautaires est tributaire de « l’absence d’une réelle volonté de réconcilier les Ivoiriens », soulignant qu’on a plus fait de la communication autour du processus de réconciliation que l’opération elle-même ».

« Aujourd’hui on paie le tribut de cette ruse. Tant que les rancœurs ne sont pas tues, dans un vrai processus de réconciliation, ces genres de situation referont surface », a-t-il asséné.

Ce qui a fait dire à Tra Bi Sui Guillaume que ces conflits intra-communautaires, mettent à mal la cohésion sociale à la veille des élections présidentielles de 2020.

« Il faudra que le gouvernement prenne cette question de sécurité à bras le corps au lieu de s’auto satisfaire d’une normalisation ( ?) de l’indice de sécurité qu’il chante à tout moment », a déploré le porte-parole de Vox Populi qui s’offusque qu’une « manifestation d’une rancœur mal contenue se transforme en un grave conflit intercommunautaires avec utilisation d’armes de guerre ».

Quelques heures plus tôt, sur sa page Facebook, le ministre Sidi Tiémoko Touré, Porte-parole du gouvernement et fils de Béoumi, annonçait, au terme d’une séance de travail à Abidjan, une matrice d’action qui se décline en trois étapes pour une meilleure gestion de cette crise ».

Il s’agit de l’envoi « en mission ce week-end dans tout le département afin de rassurer et informer les parents sur les dispositions prises par le gouvernement pour la sécurisation des personnes et des biens », de la mise sur pied d’un « Comité d’Ecoute et de Dialogue piloté par Monsieur Méledj Mel (Préfet de Béoumi) à charge « d'œuvrer à la réconciliation et au renforcement de la cohésion sociale entre toutes les communautés vivant dans le département ».

« Enfin, une grande rencontre de +dialogue, vérité et réconciliation+ est prévue à Béoumi avec l’ensemble de la population. Elle sera dirigée par le Comité d’Ecoute et de Dialogue afin de crever l'abcès et mettre fin définitivement à toute cette vague de violence dans notre département », a écrit le ministre Sidi Tiémoko Touré.

A la suite d’une rixe entre deux transporteurs, l’un de la communauté allogène malinké et l’autre de la communauté autochtone baoulé, la ville de Béoumi a été le théâtre, mercredi, d’affrontements interethniques et meurtriers qui ont fait « 10 morts, 104 blessés et plus de 500 personnes victimes de dégâts matériels » selon M. Touré, citant le préfet Méledj Mel.

HS/ls/APA

Commentaires

Pauvres députés de l'opposition, pensez-vous que cette bande de parvenus accordera un crédit à cet appel? Eux qui ont droit de vie et de mort sur la population ivoirienne.

Ne vous trompez, les enquêtes mêmes réalisées ne donneront jamais de résultats. Ce qui se passe à Béoumi est planifié et sa mise en oeuvre actuelle répond à un objetif bien ciblé : créer la psychose dans la population baoulé pour faire mentir Bédié qui a décidé de rompre le rang. Ainsi pour les échéances électorales qui approchent la peur aidant, les électeurs s'abstiendront ou se rangeront de leur côté pour un troisième mandat. Voilà pourquoi les baoulé feront l'objet d'exaction. Bédié le sait. C'est cette même stratégie qui a été utilisée en 2010. Créer des troubles, tuer et se faire passer pour victime. Comme nous sommes avertis, apprètons à donner une replique la hauteur de la charge. L'ouest a déjà payé lourdement, le Sud aussi, reste le centre.
Bonne journée

IVOIRIENS, IVOIRIENNES,
Jusqu'à quand allons-nous laisser les sous-régionaux avec dramane alassane ouattara à leur tête continuer à jouer les maîtres sur notre propre Terre, la Côte d'Ivoire !?
Ces délinquants tuent les nôtres, on proteste.
Ces voyous arrachent nos terres, on crie notre colère.
Ces mal élevés envahissent nos administrations, on s'insurge.
Ces crapules s'approprient nos biens et les vendent aux plus offrants, on assiste impuissant aux transactions.
Jusqu'à quand allons-nous rester sans réponse adéquate !?
Qu'est-ce qui nous empêche de prendre les armes pour mettre fin à la crapulerie des sous-régionaux, de dramane ouattra alassane et ses complices étrangers, sur notre Sol natal !?
Tant que nous continuerons à démissionner de nos responsabilités vis à vis de nous-mêmes comme vis à vis de la Côte d'Ivoire, nous ne ferons que continuer à subir le banditisme de ces gens-là et à souffrir des injustices qu'ils nous font subir.
Armes au poing, nous nous libérerons.
NB :
ouattara dramane alassane et ses bandits sous-régionaux pensent que les Ivoiriens ont peur de la guerre, c'est pourquoi ils préfèrent subir plutôt que d'agir.
Il nous revient donc de leur faire la démonstration du contraire armes au poing.
Agissons ! Et mettons donc fin au malélevéisme de ces voyous en Côte d'Ivoire.

Bien dit Abouaissin, ouattara et ses gars accusent toujours les autres, ils ne font jamais rien . c'est pourquoi la réconciliation ne s"est pas fait . Les milices de ouattara sont toujours armées et les militaires les soutiennent et leur viennent en aide lorsqu'une communauté se lève pour revendiquer ses droits ou récupéré ses bien .
Leur stratégie s'est de toujours créer le désordre , la violence ,la peu et à obliger les autres à les suivre. et se fait passer pour des anges gardiens .
A forces de toujours faire cela un jour ses armes se retournerons contre eux et ils vont se mordre des 10 doit .