Côte d’Ivoire/ conflit foncier dans la forêt classée de Goin-Débé, Région du Cavally : La Coalition EDS exhorte les communautés Wê et baoulés à l’entente et appelle au désarmement

Par IvoireBusiness - Côte d’Ivoire/ conflit foncier dans la forêt classée de Goin-Débé, Région du Cavally. La Coalition EDS exhorte les communautés Wê et baoulés à l’entente et appelle au désarmement.

Les leaders de la coalition gbagboïste EDS lors de leur visite à Gagnoa.

DECLARATION DE
"Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté"(EDS)
relative au conflit foncier survenu dans la forêt classée de
Goin-Débé, Région du Cavally

Depuis septembre 2002, début de la crise militaro-politique en Côte d’Ivoire, l’ouest montagneux a enregistré de nombreux événements malheureux dont l’occupation arbitraire des terres par des clandestins depuis la zone du mont Péko jusqu’à la forêt classée de Goin-Débé .
Cette occupation s’est particulièrement accrue après la crise post- électorale de 2011.

Parmi les occupants de ces forêts se trouvait un redoutable chef de gang du nom de YAMEOGO Salam qui, avec environ 300 Burkinabé semble t il à sa solde, a occupé d’importantes superficies de forêt pour la culture du cacao.
Cet homme est en ce moment en détention après avoir été condamné à une lourde peine d’emprisonnement pour les nombreuses exactions qu’il a commises dans la région. Tout naturellement, la presque totalité de ses hommes ont déserté les lieux après la condamnation de leur chef.

Ce sont les plantations laissées par ce gang dans la forêt classée de Goin-Débé que les populations autochtones Guéré revendiquent.
Pour elles, en effet, il est évident que des plantations créées sur leurs terres illégitimement occupées leur reviennent de droit. Malheureusement elles se heurtent aux allochtones Baoulé, propriétaires des plantations voisines des vergers abandonnés qu’ils occupent déjà.

Les nombreuses médiations entreprises par les autorités préfectorales coutumières et les cadres de la région, médiations visant à concilier les intérêts en présence et à prévenir le conflit qui a cours aujourd’hui, ont été malheureusement vaines.

Les Ivoiriens assistent donc depuis plusieurs semaines à des actes de violence armée. L’on dénombre des morts, de nombreux blessés, des disparus et plus de trois mille (3 000) déplacés regroupés dans la cour de la Préfecture de Guiglo.
Tout ceci attise les tensions et la crainte d’une généralisation de la violence. A cela s’ajoute une situation humanitaire très préoccupante.

"Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté" (EDS) présente ses sincères condoléances aux familles éplorées , souhaite un prompt rétablissement aux blessés et exprime l’espoir de voir les disparus regagner leurs domiciles et leurs foyers le plus tôt possible.

EDS, fidèle à la philosophie du « asseyons nous et discutons » enseignée par son référent politique le président Laurent GBAGBO, homme de dialogue et de paix, préconise la discussion pacifique comme seule solution pour le règlement de tous les conflits sur cette terre des hommes , condamne avec force tous les actes de violences occasionnant des pertes en vie humaines, des blessés et handicapés physiques à vie avec pour conséquences la haine , l’esprit de vengeance, préjudiciables à la cohésion sociale et à l'unité nationale.

EDS félicite vivement le corps préfectoral, les autorités traditionnelles et les cadres, toutes tendances politiques confondues, de la Région du Cavally pour les initiatives déjà prises pour le retour au calme, les encourage à persévérer dans le sens d’un règlement définitif de ce conflit qui n’a que trop duré et qui risque, si rien n’est fait, d’embraser toute la Région.

EDS demande instamment aux tenants actuels du pouvoir de procéder au désarmement effectif de tous ceux qui détiennent illégalement des armes au risque de compromettre tous les efforts pour ramener durablement la paix dans cette région , d’assurer la prise en charge des blessés et d’apporter un soutien conséquent aux familles éplorées.

Notre pays, la Côte d’Ivoire a, depuis 2002 trop souffert du sang versé de ses enfants en particulier ceux de la grande région de l’Ouest , l’une des zones martyres les plus traumatisées et les plus dévastées.

EDS qui œuvrera toujours en faveur d’une réconciliation et d’ une véritable paix des cœurs et des esprits entre tous les fils et filles de la Côte d’Ivoire, appelle les deux communautés en conflit à tirer les leçons du drame qu’elles vivent en ce moment tout en gardant en mémoire les périodes d’entente qu’elles ont longtemps vécues ensemble .

EDS exhorte les deux communautés Wê et baoulés à ne pas perdre de vue les liens qu’elles ont tissés depuis plusieurs décennies, liens de voisinage et de sang qui les unissent à jamais.

Que Dieu qui est amour, justice et vérité bénisse la Côte d’Ivoire.

Fait à Abidjan, le 11 octobre 2017

Pr Georges –Armand OUEGNIN

Président de EDS

Commentaires

Tous visages serrés! Toi sangaré la groupie du boulanger avec ton age là tu souris pas? AVC n'est pas loin!

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FDS,
Si nous décidons de libérer la Côte d'Ivoire avec le peu de moyens dont nous pouvons disposer, aucune armée au monde aussi puissante soit-elle ne réussira à nous venir à bout.
C'est simplement une affaire d'adaptation aux moyens de l'adversaire. Bien de peuples dans ce monde l'ont fait dont les Viets.
S'ils l'ont fait, il n'y a pas de raison que Nous, Patriotes, ne le reussissions pas pour enfin permettre à la Côte d'Ivoire de conquérir sa Souveraineté et son Indépendance effectives.
Car la Liberté se concquiert, ça ne procède pas des supposés bons sentiments de l'oppresseur.
mossi outtara qui ne cesse de faire souffrir le Peuple Ivoirien doit partir de la Côte d'Ivoire par les moyens après avoir été arrêté et jugé par un Jury populaire.

Les forêts classées doivent retourner à leur classement. Certes les dégâts sont irréparables mais la préservation des sols peut protéger les populations contre le déchainement des convoitises et profiter à tous..