Soudan : la junte ne livrera pas Omar Al-Bachir à la CPI

Par Le Monde - Soudan. La junte ne livrera pas Omar Al-Bachir à la CPI.

Le président soudanais Omar Al-Bachir, à Charm El-Cheikh, en Egypte, le 19 janvier 2011. AMR AHMAD / AFP.

Accusé de génocide au Darfour, le président déchu est visé par deux mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale.

Par Stéphanie Maupas

Certains imaginaient déjà installer Omar Al-Bachir, le président soudanais déchu, dans la cellule qu’occupait l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, libéré en février. Dix ans déjà que les juges de la Cour pénale internationale (CPI), à La Haye (Pays-Bas), attendent l’arrestation de cet homme accusé de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre – des exactions commises au Darfour depuis 2002 et le début de la guerre civile qui a opposé le régime de Khartoum à une rébellion.

Vendredi 12 avril, le conseil militaire de transition qui s’est emparé du pouvoir la veille a douché leurs espoirs : « Nous ne livrerons pas le président à l’étranger durant notre période » au pouvoir, a affirmé le général Omar Zinelabidine, répondant aux questions des journalistes au cours d’une conférence de presse à Khartoum. Il avait auparavant confirmé qu’Omar Al-Bachir, destitué jeudi, était « actuellement en détention ».

« Pour qu’il soit livré à la CPI, il faudrait que les responsables politiques et militaires qui ont pris le contrôle du Soudan y voient un intérêt. D’abord qu’ils veuillent qu’Omar Al-Bachir quitte le pays, mais surtout qu’ils souhaitent qu’il se retrouve devant la CPI, estime Mark Kersten, chercheur à la Munk School of Global Affairs, à Totonto. Pour satisfaire à la seconde condition, il faudrait qu’un ou plusieurs Etats s’opposent à un éventuel exil en Arabie saoudite ou ailleurs, demandent qu’il soit envoyé à La Haye et conditionnent cela à des investissements futurs ou à une réduction des sanctions. » C’est ainsi que le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie avait pu faire tomber l’ancien président serbe Slobodan Milosevic et d’autres dans ses filets.

La stabilité avant la justice
Depuis l’émission des mandats d’arrêt contre Omar Al-Bachir, en 2009 et 2010, aucun Etat n’a coopéré avec la CPI pour favoriser son arrestation. Ni ses 123 Etats membres, ni le Conseil de sécurité des Nations unies. C’est pourtant lui qui l’avait saisie, en 2006, pour les crimes commis au Darfour, dans l’ouest du Soudan, où la guerre aurait fait, selon l’ONU, près de 300 000 morts. Lors de l’émission des mandats d’arrêt, l’Union africaine s’était mobilisée contre la Cour, lui reprochant de se plier aux volontés des Occidentaux, désireux d’imposer un changement de régime.

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Pendant dix ans, le président soudanais a pu effectuer près de 150 déplacements à l’étranger sans être inquiété. Tout au plus devait-il, avant chaque voyage, s’assurer de son immunité auprès des différentes capitales, souvent embarrassées par ces visites auxquelles des ONG donnaient un large écho. D’autant que les Etats membres de la CPI, à ce titre coupables de non-coopération, devaient ensuite s’en expliquer devant les juges à La Haye. Pour justifier leur hospitalité, les pays frontaliers du Soudan évoquaient volontiers leurs relations bilatérales et l’importance, pour eux, de privilégier la stabilité régionale à la justice. Des responsables des Nations unies eux-mêmes ont été épinglés par des ONG pour leurs poignées de main avec les différents responsables soudanais poursuivis par la Cour, dont Omar Al-Bachir.

En fait, personne, pas même les Européens, qui tous adhèrent à la CPI, n’a voulu payer le prix diplomatique de l’arrestation d’un chef d’Etat en exercice. En revanche, certains ont dû s’acquitter du prix politique du refus de coopérer avec la CPI, comme le gouvernement de Jacob Zuma, en 2015. A la demande d’une ONG, des juges sud-africains avaient en effet envisagé d’ordonner l’arrestation d’Omar Al-Bachir, alors en visite. Il avait dû être exfiltré du pays pour échapper aux juges. L’Afrique du Sud avait alors été sommée de s’expliquer devant la Cour, qui avait estimé « futile » de renvoyer la question au Conseil de sécurité, tout en dénonçant son « silence ».

L’enquête reste ouverte
Cet épisode sud-africain avait permis à la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, d’exhumer le dossier Bachir, en sommeil depuis plusieurs années. C’est son prédécesseur, Luis Moreno Ocampo, qui avait demandé la poursuite du Soudanais. Selon ses accusations, Omar Al-Bachir serait l’auteur d’un génocide ciblant les civils des ethnies four, masalit et zagawha. Des experts du Soudan et des humanitaires avaient alors critiqué l’approche du procureur, inspirée selon eux par des lobbys évangélistes américains. Depuis, Fatou Bensouda tente de consolider le dossier, qui, jusqu’en 2015, n’était pas assez étoffé, confie une source à la CPI.

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L’enquête sur le Darfour reste effectivement toujours ouverte. Si Ahmed Haroun, qui a été plusieurs fois ministre et a pris la tête, début mars, du Parti du congrès national (alors au pouvoir), fait l’objet d’un mandat de la CPI depuis 2007, un chef des milices pro-gouvernementales janjawids, Ali Kosheib, est aussi attendu à La Haye, tout comme l’ancien ministre de la défense Abdel Rahim Mohamed Hussein. Deux cadres du pouvoir soudanais ont aussi été dans la mire du bureau du procureur, sans toutefois être à ce jour poursuivis : l’ancien vice-président Ali Osmane Taha et le chef des renseignements, Salah Gosh.

Stéphanie Maupas (La Haye, correspondance)

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VOICI CE QUE JÉSUS-CHRIST DIT DES CONFESSIONS EN-DEHORS DE L'ÉGLISE DE SIMON-PIERRE, L'UNIQUE FONDÉE PAR LE SEIGNEUR EN PERSONNE SUR CET APÔTRE

« Matthieu 7:15-23
[15]Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtement de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs.
[16]Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons?
[17]Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits.
[18]Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits.
[19]Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu.
[20]C`est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.
[21]Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n`entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.
[22]Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n`avons-nous pas prophétisé par ton nom? n`avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n`avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom?
[23]Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l`iniquité. »

PAPA GBAGBO,
En tant que patriote, qui fait siennes tes idées politiques, me voici embarqué vers toi par diligence, pour simplement et humblement te demander d'apporter du calme au sein de la Famille patriotique, et la raison en est simple : tu en es le Père. Cette Famille, hélas, connaît actuellement beaucoup de problèmes qui la perturbent et la déstabilisent. En voici les raisons. En effet.
Tout part des différends qui opposent Jonny Patcheko et Sékou Trinmin Trinmin à Stéphane Kippré, qui est ton gendre.
Cette opposition a fini par se matérialiser par une plainte que Stéphane kippré a déposée à la police puis portée à la justice sur la base de dossiers dont on dit qu'ils ne contient que des documents fabriqués, que du faux : la justice au Canada comme en Finlande en a été saisie.
Mais ce que Johnny et Sékou trouvent de terriblement cocasse et d'extrêmement choquant, c'est le fait que tu acceptes de témoigner contre eux. Et que tu le fasses sans chercher à savoir si Stéphane Kippré est dans la voie de la justice ou dans celle de l'injustice.
Or Johnny et Sékou font parties de la sainte Galaxie patriotique, et les deux n'ont point lésiné sur les moyens pour plaider vigoureusement ta sainte Cause auprès de l'Opinion mondiale. Au point, pour Johnny, de frôler la mort à Paris lorsqu'il y reçut dans sa chair et entre ses os, des coups de couteaux des partisans de soro et de dramane ouattara. D'où leur colère envers ou contre toi.
Ainsi celle-ci devient légitime dès lors qu'ils se posent ces questions. En effet. D'où vient que quelqu'un pour qui nous nous sommes battus, à cause de qui le camp d'en face a voulu nous tuer, accepte-t-il de témoigner contre nous dans les différends qui nous opposent à son gendre !? Que signifie véritablement
pour lui, la Politique : une affaire d'intérêts familiaux même bâtis sur un socle d'irrégularités et d'immoralités ou la prise en compte effective du bien de la Nation ? Ces questions se veulent par conséquent pertinentes en regard de l'importance de leur objet.
Vient ensuite la curieuse atmosphère qui règne entre ONCLE AFFI et toi. PAPA, s'il te plaît, dis-nous exactement ce qui se passe réellement entre vous deux !? Mais en attendant que tu nous instruises sur la question et l'étonnement qu'elle engendre, permets-moi de relater les faits génésiaques de ce qui, aujourd'hui, est perçu comme différend entre TONTON et toi.
Il y a en tout premier lieu le fait que ONCLE AFFI décide de prendre part aux présidentielles de 2015. Dans la même année François Hollande se trouvait à Abidjan pour une visite éclaire, et tenait à l'époque à rencontrer les principaux représentants de l'opposition, dont TONTON AFFI, bien conscient de la crapulerie dont a fait preuve son prédécesseur en Éburnie. Suite au tête à tête entre les deux éminentes personnalités, les bruits ont couru le tout Abidjan, que le président français a convaincu ONCLE AFFI de prendre part aux présidentielles à venir et prochaines, et que TONTON se serait soumis aux injonctions de François Hollande. Or la décision de ONCLE de compétir dans cette élection avait déjà été prise par TONTON bien avant l'arrivée du dirigeant français sur le Territoire national ivoirien, malgré la mainmise du bandit et mal élevé mossi wattra dramagène alassassin sur tout le processus électoral, car il ne voulait pas abandonner à ce voyou de burkinabé le Champ politique ivoirien et ainsi lui permettre de donner libre cours à ses caprices de mossi délinquant. Et la participation du Président du FPI à ces élections se justifiait en ce sens.
Mais peu avant cette rencontre entre TONTON et François Hollande, tu avais été préconditionné par Bertrand Houdin un de tes conseillers : en effet, ce dernier t'a fait croire que ONCLE AFFI était sur le point d'être retourné par la France, et tu as cru, sans te donner la moindre peine de t'en expliquer avec ton ex-Premier Ministre. Est-ce à dire que tu fais confiance plus à Houdin que tu n'en fais à TONTON !? PAPA, si c'est vraiment le cas, autant te dire que c'est vraiment déplorable.
Attitude qui d'une certaine façon peut se saisir, vu que précédemment ONCLE AFFI fut objet de trois tentatives de putsch de la part de ceux qui sont qualifiés d'amis qui te sont très proches. Ce sont notamment : Sangaré, Miaka, et Akoun. La première eut lieu pendant que ONCLE était privé de liberté : une AGE illégale était sur les rails mais fut stoppée nette par les Fédéraux et les Militants. La deuxième fut pour les putschistes de chercher l'élément juridique qui pouvait les aider à déposséder TONTON de son Siège de Président de Parti. Ce fut aussi un échec dont les mêmes maniganceurs ont eu un mal fou à se remettre. La troisième fut un type de kermesse à MAMA où les boîtes de sardines tenaient lieu d'urnes, et où dit-on tu redevins président du FPI. Je me demande bien si cette image que tes supposés amis donnent de toi t'honore véritablement.
Récemment ce fut le ballet de Paris. Dans lequel prirent part aka emmanuel, assoa adou, et la surprenante agnès : un véritable traquenard où les concepteurs espéraient prendre ONCLE, et où les ingrédients n'étaient connus que des seuls comploteurs, mais qui ne sont révélés qu'après l'échec retentissant de la manœuvre. Qu'après coup donc. En fait, ce sont deux choses : TONTON devait te demander pardon et te proclamer Président du FPI. Pardon !? PAPA, le Pardon, c'est sacré, il ne mérite pas du tout le rôle que tes amis ont voulu lui faire jouer dans cette affaire de Paris : le pardon fait suite à un acte peccamineux, passe par une démarche de contrition qui équivaut regret profond de l'acte, puis s'achève par la confession. PAPA, s'il te plaît, pense à Jésus-Christ et à la Vierge, puis dis-moi : de toi à ONCLE, qui a fauté réellement et véritablement vis à vis de l'autre !? Je pense personnellement que c'est toi qui a terriblement fauté vis à vis de TONTON : car tu t'es laissé embarquer par tes amis les plus proches de toi dans une affaire de règlement de compte en interne alors que tu n'en avais pas l'initiative. Que fais-tu de toutes les humiliations subies par ton ex chef de Cabinet, ton ex premier Premier Ministre, ton ex Porte-parole de campagne de 2010, et par celui que tu as délégué à rencontrer en la même année les instances internationales en vue de trouver une solution à la crise électorale née de l'ingérence de la crapule de sarkozy dans les affaires intérieures à la Côte d'Ivoire !? T'as jamais appris ni vu que tes amis les plus proches jalousaient ce jeune qui a si vite évolué dans la Maison FPI !? PAPA, s'il te plaît, ne fais ni le borgne ni le sourd pour tout ce qui se fait autour de ONCLE AFFI !
Te proclamer Président du FPI !? PAPA, ici aussi, s'il te plaît, c'est du jamais vu dans la tradition politique du FPI.
En somme, PAPA, s'il te plaît, ressaisis-toi, pour faire preuve de probité intellectuelle et politique, pour le bien du FPI. Quand le Petit Frère a raison, la sagesse de l'aîné amène celui-ci à la lui reconnaître sans coup férir : il ne la lui dispute pas. Vouloir à tout prix avoir raison, à cause de son aînesse, alors qu'on a tort, ce n'est ni bon ni bien pour soi-même, et ça ne l'est pas non plus ni pour la Famille ni pour la Nation.
Ainsi, bien cher PAPA, je te demande de bien vouloir jouer ton véritable rôle de père de famille, pour unifier le Parti en vue des batailles futures, qui s'annoncent épiques. Et tu ne pourras y parvenir que si tu te mets au-dessus de la mêlée. Ça te permettra aussi de concilier et d'apaiser les esprits en-dehors du Parti : je pense au conflit opposant Johnny et Sékou à ton gendre, dont l'éthique des rapports humains et la morale de vie semblent incompatibles, d'après ce qu'on en dit, à ta philosophie et à tes objectifs politiques.
Mais il te faudra dans tout ça beaucoup d'humilité, car c'est celle-ci qui prépare la Gloire des hommes d'exception. Comme toi. PAPA.