2ème lettre ouverte au Président Bédié: «Faites revenir Gbagbo dans la République, allez vous-même à Bruxelles…», Par Sylvain Takoué

Par IvoireBusiness/ Débats et Opinions - Côte d’Ivoire. 2ème lettre ouverte au Président Bédié «Faites revenir Gbagbo dans la République, allez le rencontrer vous-même à Bruxelles…», Par Sylvain Takoué.

Les Présidents Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara lors d'une rencontre au sommet à Abidjan. Image d'archives.

Deuxième lettre au Président Henri Konan Bédié de Sylvain Takoué, Président du Rassemblement des Fiers Ivoiriens (R.F.I.), au Président Henri Konan Bédié :
« Faites revenir Laurent Gbagbo dans la République, allez le rencontrer vous-même à Bruxelles… »

Monsieur le Président,

Une parole, la vôtre, celle du Oui, appelant à voter massivement l’opposant Alassane Ouattara, avait suffi d’être publiquement dite, en 2010, pour laisser celui-ci monter sur le trône présidentiel et gouverner depuis bientôt 10 ans la Côte d’Ivoire.

Une autre parole, la vôtre, encore celle du Oui, appelant à la candidature unique du président-candidat Alassane Ouattara, avait aussi suffi d’être publiquement dite en 2014, pour laisser celui-ci se satisfaire d’un deuxième mandat présidentiel qui prend fin dans un peu moins de deux ans.

Vous avez ainsi, comme on le dit communément, été un « faiseur de roi », dont la parole suffit d’être publiquement dite, pour faire accepter et faire passer un message politique national d’importance en Côte d’Ivoire.
Mais on se souvient, aussi, qu’il avait suffi qu’une parole, toujours la vôtre, mais celle du Non, soit courageusement dite pour refuser, au décès en 1993, du Président Félix Houphouët-Boigny, l’ambition de la succession présidentielle, que voulait se donner son Premier ministre d’alors, Alassane Ouattara, qui affichait une méconnaissance de la Constitution du 3 novembre 1960.

Monsieur le Président,

Vous êtes donc un homme d’Etat dont la parole vaut, compte et pèse en Côte d’Ivoire, pays qui vous a vu assurer par intérim, la succession présidentielle correcte, de 1993 à 1995, puis assumer, par élection, la pleine présidence de la République, de 1995 à 1999, hélas, brutalement interrompue par un coup d’Etat militaire impopulaire.

Vous êtes donc un homme d’Etat qui sait politiquement dire « Oui » ou « Non », quand la situation intérieure du pays l’exige, et qui sait faire passer le message politique de ce « Oui » ou de ce « Non », dans le pays, la politique étant définie, par le père fondateur de la Nation ivoirienne, comme étant la saine appréciation de la réalité du moment.

Aujourd’hui, vous vous dressez, pour dire encore courageusement Non, comme en 1993, à celui que vous avez fait chef d’Etat et qui, au gré du temps, s’est donné la propension de vouloir le demeurer, au mépris de l’alternance politique prévue par la Constitution de décembre 2016, qu’il a lui-même instaurée.

Monsieur le Président,

Rassurez-vous, car vous tenez, désormais, l’avenir du pays par le bon bout, si ce nouveau refus que vous lui faites, après celui de 1993, si ce Non que vous opposez à son ambition politique personnelle, va jusqu’à lui faire reprendre démocratiquement des mains, le pouvoir d’Etat dont il se prévaut et qui se risque à une incroyable longévité anti-démocratique.

Il vous incombe, politiquement, pour boucler la boucle et mieux réussir votre grand élan de rupture, de faire tout votre possible pour faire revenir Laurent Gbagbo dans la République en allant le rencontrer en personne à Bruxelles.

Oui, allez en audience fraternel auprès de lui en Belgique, allez lui faire et apporter le yako traditionnel du pays Akan, allez vous-même prendre la main de cet illustre compatriote qui compte et vaut aussi son pesant d’or dans la balance politique nationale de la Côte d’Ivoire, pour que notre plateforme non-idéologique soit la première force stratégique du pays, qui ne veut rien d’autre que faire triompher l’alternance politique en toute démocratie et faire gouverner la Côte d’Ivoire par un gouvernement d’union nationale.

Nous croyons et pensons qu’il urge de vous voir marcher, côte à côte et main dans la main, avec le président Laurent Gbagbo, pour faire reprendre le pays à cette Plateforme nationale des fiers Ivoiriens chantez par notre Hymne national, l’Abidjanaise. Le moment de passer ainsi le pas n’est-il pas enfin venu, pour vous, en vue de remettre la Côte d’Ivoire à l’endroit ?

Le symbolisme, mais aussi le réalisme, de votre visite à la fois personnelle, politique et stratégique à Laurent Gbagbo en Belgique sera d’une très grande expression d’ouverture au rassemblement des fils et filles du pays, traduite ainsi dans les faits.

Ce qui fait tant peur aux tenants du parti unifié que nous avons en face de notre Plateforme nationale, c’est de voir Laurent Gbagbo revenir librement dans sa patrie et rejoindre effectivement la grande vision de rassemblement national et de reconquête de la République, que vous avez su initier et impulser, et qui remporte le satisfécit de la majorité sociologique faussement et trompeusement revendiquée par ceux qui gouvernent le pays en ne sachant plus comment s’y maintenir raisonnablement.

Monsieur le Président,

On dit bien que le pied va là où le cœur se trouve. Permettez-moi de vous le suggérer encore avec insistance : levez-vous de Daoukro et allez à Bruxelles, faire avec Laurent Gbagbo, le tête-à-tête historiquement attendu, et ce dialogue direct politiquement souhaité, qu’il n’hésiterait pas, lui, à accepter de faire avec vous pour que la stratégie de la complémentarité fasse triompher notre marche commune pour la reconquête démocratique du pouvoir d’Etat en 2020.

Sylvain Takoué,
Président du
Rassemblement des Fiers Ivoiriens (R.F.I.)

Commentaires

Très émouvant cette lettre. L'union fait la force.
Allez Président Bedie voir votre frère Gbagbo.

On veras bien si Bedie a assez de sagesse pour reconnaitre la force qui se trouve en etant humble ou si il se dit toujours plus grand que tous et ne veras pas voire le President Gbagbo.

PATRIOTES,
Un projet diabolique a été conçu par le club de voyous de mossi wattra dramagène alassassin, qui prétend diriger la seconde Partie de Dieu au monde, contre les prisonniers politiques qui croupissent dans des prisons en Côte d'Ivoire : en effet, ce projet vise à assassiner tous les militaires et civils non favorables au gouvernement de crapules qui pillent à longueur de temps la Côte d'Ivoire. Sont particulièrement visés Abéhi Jean-Noël, Séka Séka Anselme, Dogbo Blé, le Professeur N'goran, Carton Noir, le gendarme Fofana.
Le processus de leur assassinat va consister dans un premier temps à organiser un faux coup d'État, à ensuite les y impliquer comme auteurs, à enfin semer des troubles dans les prisons et profiter pour leur ôter la vie.
Ce projet découvert fait courir des bruits persistants Abidjan.
Patriotes, veillons !
Évitons les assoupissements coupables.
Vigilance donc !

PATRIOTES,
Pour tout le mal que soro a fait à la Côte d'Ivoire et au Peuple Ivoirien en ayant le Mensonge pour socle d'action, aucun véritable amoureux de la Patrie Ivoirienne, aucun véritable Patriote, ne saurait apporter son soutien à quelqu'un dont la conscience ne cesse de ruisseller abondamment du sang innocent de tant de ses concitoyens - des centaines de milliers d'ivoiriens dont la vie a été diaboliquement écourtée.
La Morale dont je me réclame est telle que jamais, je dis bien jamais, je ne me laisserai prendre au piège de ce jeu de dupe entre soro et mossi dramagène alassassin : faire passer soro pour opposant au mossi, et ainsi réussir à sensibiliser l'opinion à l'avantage du désormais ex pan, en vue de 2020.
C'est bien convenu à l'avance, ces prétendues mésentente et opposition entre le mossi mal élevé et soro.
Nous, Patriotes, sachons que Bédié et wattra dramagène ont convenu de céder désormais la place aux jeunes. Et soro est l'homme sur qui les deux ont porté leur choix, histoire de récompenser l'oeuvre accomplie ensemble avec le natif de Ferké.
Pour ce faire, il faut créer une opposition irréelle, factice, entre soro et la crapule mossi. Et le rôle de Bédié doit consister à apporter son soutien à l'ex pan. C'est ce qui aujourd'hui nous est présenté comme scène à observer.
Nous, Patriotes, sommes suffisamment avertis des choses politiques pour ne pas nous laisser prendre à ce piège.
La ficelle est trop grosse pour ne pas être perçue.
Vigilance donc !
Patriotes, j'ai dit.