Scandale/ Exclusion nouvelle CNI – Le FPI tire la sonnette d’alarme : « Seulement 118 centres d’enrôlement dans tout le pays». « On veut décourager les ivoiriens à avoir leurs cartes d’identité »

Par Ivoirebusiness - Scandale/ Exclusion nouvelle CNI – Le FPI tire la sonnette d’alarme « Seulement 118 centres d’enrôlement dans tout le pays». « On veut décourager les ivoiriens à avoir leurs cartes d’identité »

Dr Assoa Adou, secrétaire général du FPI. Image d'archives.

Le parti du Président Laurent Gbagbo a tiré la sonnette d’alarme sur les manœuvres du pouvoir pour décourager les ivoiriens à se faire enrôler afin d’obtenir leurs nouvelles cartes nationales d’identité.
Pour le front populaire ivoirien, en plus d’être payante, le gouvernement n’a ouvert seulement 118 centres d’enrôlement sur toute l’étendue du territoire national, alors même qu’il se targe d’une grande croissance.

Ci-dessous, le texte intégral du FPI dont copie a été transmis à Ivoirebusiness.

ENROLEMENT POUR LA PRODUCTION DES CARTES NATIONALES D’IDENTITE VERSION ALASSANE OUATTARA EN COTE D’IVOIRE:
STUPEUR ET EXCLUSION

L’activité de production de Cartes Nationales d’Identités (CNI) rentre dans les prérogatives normales de souveraineté de tout état indépendant. Dans les états les plus évolués cette activité se déroule sans bruits puis que les conditions prescrites pour la délivrance de cette pièce sont connues et partagées par l’ensemble des citoyens du pays.

Ici il est plus que jamais nécessaire de rappeler aux ivoiriens, à l’ensemble de la classe politique et à la communauté internationale que parmi les raisons évoquées par M. Alassane Ouattara pour motiver la rébellion armée de 2002 à 2011, figure en bonne place la détention des cartes d’identité par l’ensemble des habitants de notre Pays.

En 2010, Le président Gbagbo a fait droit à cette revendication en autorisant la production et la distribution à titre quasi-gratuit à plus de de six (6) millions de personnes qui en ont exprimé le besoin. Pour y parvenir à temps, une opération de couplage de la liste électorale avec celle de la production de la Carte Nationale d’Identité s’est effectuée sur toute l’étendue du territoire.

L’opération a mobilisé plus de 22 000 agents pour 11 000 centres d’enrôlement. En Six mois, l’opération s’est achevée avec la production de la liste électorale validée avec des méthodes techniques acceptées par toute la classe politique et la communauté internationale et la production et la livraison des Cartes Nationales d’Identité.

Nous sommes en 2020 et comme hier, à (8) mois des élections générales, cette fois, sous la gouvernance sans partage de M. Alassane Ouattara.
Pour un pays qui compte plus de huit (8) millions d’électeurs, à en croire les chiffres avancés par les gouvernants actuels, on ouvre seulement 118 centres d’enrôlement. Ironie du sort, avec les chiffres avancés de la croissance économique réelle, on soumet à péage l’acquisition de la pièce d’identité.

Que recherche-t-on en réalité ?

Le premier effet immédiat, c’est de créer le découragement pour la grande majorité de la population qui trouverait long et stressant le processus de délivrance de la pièce au point d’y renoncer. Le RDR-RHDP sachant que parallèlement et clandestinement il a déjà produit pour ses militants les pièces exigibles pour prendre part au scrutin, irait dans ces conditions en roue libre dans les élections de 2020.

Le deuxième aspect qui est ubuesque et totalement antinationaliste, c’est de donner les cartes d’identité à une minorité qui pourrait, à court terme, s’en prévaloir pour arnaquer et déposséder la majorité des ivoiriens de leurs biens.

Ivoiriens, ivoiriennes, ton droit à l’obtention de la Carte nationale d’Identité est un droit que personne, fut-elle au pouvoir, ne doit te refuser par quelque manière que ce soit.
Tu es artisan du développement de la Côte d’ivoire, ta Nation si chère. Tu es citoyen, avec des droits inaliénables, consignés dans la Constitution de ton pays et dans les textes de Nations Unis, notamment la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et des peuples.

Tu ne peux donc pas te laisser spolier de tes droits en regardant un groupe de personnes en train de t’exclure de la citoyenneté, par leur refus t’octroyer la CNI.
Par leur politique de citoyenneté à deux vitesses, les populations du nord sont prises en charge par les efforts financiers de la Nation entière, tandis qu’au Sud, il est demandé aux citoyens « non rattrapés » un effort supplémentaire.

Ivoirien du Nord, Ivoirien du Sud, Ivoirien de l’Est, Ivoirien de l’Ouest et Ivoirien du centre, le devoir de justice, de cohésion nationale et d’équité dans la gestion de la cité incombe au premier chef à ceux qui ont désiré volontairement de se mettre au service des concitoyens. Qu’ils assument avec responsabilité, impartialité et dans l’unité nationale cette mission que le Nation leur a confiée.

Par leur gestion de la citoyenneté à deux vitesses, ils dénient à certaines populations, le droit de s’inscrite sur les listes électorales pour choisir les dirigeants de leur pays en cette année électorale. Ils refusent à certaines populations non munies de CNI, le droit aux soins médicaux, aux actes administratifs, à l’accès aux structures financières, le droit à l’éducation etc… car la clé d’accès à tout cela, c’est la CNI.

Pour éviter que ce funeste projet puisse se réaliser, les ivoiriens debout comme un seul homme, devraient s’opposer par tous moyens démocratiques à cette procédure en cours, obligeant l’état à revenir à la quasi-gratuité de la pièce comme en 2010, à la démultiplication des centres d’enrôlement et à la validation technique et administrative des candidats à l’obtention de la pièce.
Ivoiriens, Ivoiriennes, le FPI, le Parti fondé par le Président Laurent Gbagbo, se tient à tes cotés pour une prise en compte inclusive de tous les citoyens dans la gestion de l’Etat par les gouvernants actuels.

Le FPI se réserve le droit d’initier toute action citoyenne susceptible de faire respecter le droit de tous les ivoiriens, quel que soit leur origine, appartenance religieuse, sphère culturelle, appartenance politique.

Fait à Abidjan, le 27 février 2020
Le Secrétaire General du FPI
Dr. Assoa Adou