INVITÉ AFRIQUE RFI/ Aboudramane Sangaré: «Pour ramener la confiance, il faut une élection crédible»

Par RFI - INVITÉ AFRIQUE Aboudramane Sangaré «Pour ramener la confiance, il faut une élection crédible».

Aboudramane Sangaré, président du Front populaire ivoirien (FPI), le 18 mars 2015. AFP/Sia Kambou.

Par Frédéric Garat Diffusion : lundi 19 février 2018

Alors que les élections municipales et régionales doivent avoir lieu d’ici la fin de l’année 2018 en Côte d’Ivoire, l’opposition réclame une concertation avec le gouvernement afin de modifier la Commission électorale indépendante. La frange la plus radicale du Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo dirigée par Aboudramane Sangaré demande, en outre, le départ du président de la commission, Youssouf Bakayoko, et la révision des listes électorales. Un FPI fractionné en deux mouvements, mais qui se retrouve sur ces points. Reste à savoir s’ils participeront ou pas au prochain scrutin. Aboudramane Sangaré, qui se présente comme président par intérim du FPI, répond aux questions de Frédéric Garat.

Quelles sont les conditions que vous posez pour participer aux prochaines élections locales ?

Aboudramane Sangaré : Disons que nous demandons seulement que les conditions soient transparentes, inclusives, justes pour qu’on puisse aller en chantant aux élections. Pour amener la confiance en Côte d’Ivoire, on a besoin d’élections crédibles. C’est vraiment cela notre préoccupation aujourd’hui. Depuis 2011, nous ne cessons d’interpeller le pouvoir, des conditions crédibles pour aller aux élections. Chaque fois, le FPI boycotte les élections. Mais là où il y a les effets, il y a la cause.

Ces conditions, c’est une refonte de la Commission électorale indépendante, la CEI, c’est une révision des listes électorales, le redécoupage pour les scrutins locaux. Cela fait beaucoup de choses d’ici la fin de l’année ?

Nous sommes obligés d’aller aux élections n’importe comment. Les conditions, c’est d’abord comme on a dit ?? la Commission électorale indépendante. Le président n’est pas crédible. Nous ne voulons pas de ce président-là. Il faut quand même que nous allions aux élections en chantant, avec la réconciliation des esprits et des cœurs. Mais cela passe aussi par la libération du président Laurent Gbagbo, la première dame Simone Ehivet, de Charles Blé Goudé, de tous nos prisonniers, de tous les Ivoiriens contraints à l’exil.

Ces conditions, vous les aviez déjà déposées en préalable lors des dernières présidentielles, lors des législatives. Et vous savez bien que le pouvoir en place n’a pas donné suite à vos requêtes. Qu’est-ce qui ferait que ça changerait ? Et si cela ne change pas, vous allez boycotter une fois de plus les élections ?

Il faut déjà avoir la vertu pédagogique. L’opposition est dans la proposition. A chaque fois, nous proposons depuis 2011. Et pour la Côte d’Ivoire, ça ne sera jamais suffisant, il faudra à chaque fois dire que la où on va, ce n’est pas bon pour la Côte d’Ivoire. Le pouvoir aussi doit tenir compte de l’actualité. Il doit tenir compte des forces en présence, il doit tenir compte de l’état des populations.

Mais vous voyez bien que le pouvoir s’entête. Lorsqu’on lui parle par exemple de l’avis rendu par la Cour africaine des droits de l’homme, il dit faussement que c’est un avis consultatif. Lorsque vous parlez de la composition de la CEI, ils vous disent que des membres de l’opposition sont représentés dans cette CEI. Donc on voit bien que c’est un discours de sourds en fait, que personne ne veut écouter personne ?

Oui, seulement je pense aussi que le discours de sourd là aussi peut conduire à la perte d’un pouvoir, parce que le pouvoir aussi je crois, ce n’est pas le pouvoir pour le pouvoir, c’est pour satisfaire la population. Soyons sérieux, une décision de la Cour africaine s’impose aux parties. La Côte d’Ivoire était partie à ce procès, la Côte d’Ivoire a plaidé. La Côte d’Ivoire a perdu. Ce n’est pas bien. Ni un Etat hors-la-loi, ce n’est pas bien.

Oui, mais on voit bien que cela ne change rien vis-à-vis des autorités ?

Dans l’état actuel, je suis d’accord avec vous. Mais moi, je ne reste pas dans l’état actuel. Je ne rentre pas déjà dans le programme de boycott ou pas de boycott. Je demande au pouvoir de s’asseoir et discuter.

Que pensez-vous de la récente visite de Pascal Affi N’Guessan, le président du Front populaire ivoirien (FPI), chez Henri Konan Bédié au Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) où il a laissé entendre qu’il pouvait y avoir des alliances entre lui et Konan Bédié dans le cadre des prochaines élections. Que pensez-vous de ces manœuvres ou de ces visites politiques ?

Il n’y a rien à penser. Ce monsieur suit son chemin, il va vers son destin. Ça ne m’intéresse pas ce qu’il fait. Ce n’est pas le plus important pour moi. Chacun connaît ses forces en Côte d’Ivoire. Chacun se connaît en Côte d’Ivoire. C’est sa vision de la politique. Moi, je n’ai pas encore emprunté cette voie-là. On ne sait jamais, mais vraiment ce n’est pas le plus important ce que fait ce monsieur, ce n’est pas le plus important pour moi.

En 2020, il faudra bien que le FPI ait un candidat d’« union », on va dire, de l’opposition ?

Oui, mais ça ne sera pas n’importe comment. On nous a dit 2018, mais pas 2020. Ce sont les élections qui préparent la présidentielle. C’est la présidentielle anticipée. On ne peut pas laisser passer 2018 n’importe comment, et dire que nous allons attendre 2020. Mais ce n’est pas une fatalité que le pays prenne parti par n’importe quelle élection. Ce n’est pas une fatalité. Moi j’ai du respect pour ceux qui parlent de la politique de la chaise vide. Mais quand la chaise est bancale, c’est difficile de s’asseoir dessus.

Cela veut que puisque vous voulez aller à 2020 que vous allez effectivement participer aux élections de 2018. Ça veut dire ça ?

(Rires) Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Je reverrai RFI pour donner la position finale du FPI. Il n’y aura pas de problème. Moi, aujourd’hui je vais parler au pouvoir, j’attends de voir. Et après on se retrouvera encore pour savoir ce que nous allons faire.

Un dernier commentaire sur ce qui se passe dans le parti de la Majorité, Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie en Côte d'Ivoire (RHDP). On voit bien, on sent bien que cela ne fait pas l’unanimité cette idée, ce concept de parti unifié. Vous observez cela de quelle manière ? Et quels commentaires pouvez-vous faire là-dessus ?

Vous savez, moi j’aime parler de ce que je connais. Il y a ce que dit la presse, ce qu’on rapporte. J’observe. Je bois mon petit lait, c’est possible. J’attends de voir jusqu’où ça peut aller. Quand le pouvoir nous unit, et le compromis qu’on peut faire pour le pouvoir aussi. Et quand l’opposition c’est le démon si jamais il vient, il va nous achever, nous exterminer, on finira peut-être par s’entendre. Mais nous ne sommes pas habités par un tel esprit. Nous sommes des enfants de Laurent Gbagbo. On n’a pas de haine. On n’a pas de vengeance. Donc laisser chacun vraiment régler ses petits problèmes. Le RHDP est suffisamment fort pour régler ces problèmes. Le FPI a ses problèmes, nous sommes en train de les régler. La Côte d’Ivoire a ses problèmes. Si on peut se mettre ensemble pour régler les problèmes de la Côte d’Ivoire, pourquoi pas. Pourquoi pas.

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Commentaires

Nous vous souhaitons de bien vous battre à avoir une bonne commission électorale qui soit bien Digne pour avoir des Elections Conformes et Crédibles. Pour le reste le Peuple Ivoirien Vous Suivra sur la Route de la LIBÉRATION de la Côte d'Ivoire d'ADO qui a détruit la Cohésion des Ivoiriens sans oublier que c'est la FRANCE qui paye les Fonctionnaires Ivoiriens, ce qui veut dire que le Pays du Président Laurent GBAGBO est devenu très Pauvre. Quitte à Vous Doyen Sangaré de relever le niveau de la Côte d'Ivoire en attendant le Retour de KOUDOU Laurent GBAGBO Mr le Président et son Ministre Charles Blé Goudé ! COURAGE et VIGILANCE doyen Sangaré pour les Prochaines Elections à venir.

BRAVO, ONCLE AFFI !!!
Tu t'étais engagé à dialoguer avec mossi ouattara mais tu avais alors subi des critiques de la part de Sangaré et de ses têtes brûlées.
Aujourd'hui ce sont les mêmes adversaires qui demandent à dialoguer avec le même mal élevé burkinabé, mossi ouattara.
N'est-ce pas que tu es le plus sage de tous !
Honte à Sangaré et sa bande de vociférateurs à têtes brûlées !
Bravo, TONTON AFFI !

ONCLE AFFI,
Sangaré te doit des excuses.
Oui, il te les doit !
S'il est vraiment sage, il fera cette démarche.
S'il ne l'est pas, il s'en abstiendra.

Même s'il y a élection crédible toi tu vas te présenter où ? Tu ne peux même pas gagner une élection de quartier dans ce pays ! Même les BROUSMANI le savent...

Qui appelles-tu "BROUSMANI" ?
Les sudistes !? Si tel est le cas, c'est alors une inversion de réalités qui n'est donc pas raisonnable et suffisamment rationalisée.
Voyons ! au Sud de la Côte d'Ivoire il y a trois choses bien distinctes : la mer, la lagune et la forêt. Au Nord il n'y a que de la végétation : pas donc de mer ni de lagune. De plus, pour se rendre au Nord, il faut partir du Sud pour ensuite y monter.
Enfin, pour la diffusion des savoirs les européens ont débuté leurs enseignements au Sud pour ensuite les faire bénéficier aux nordistes.
C'est par le nord que le Diable et son bonimenteur mossi ouattara ont réussi pénétrer la Côte d'Ivoire.
Donc les vrais "BROUSSARDS", ce ne sont guère les sudistes mais les nordistes.

ANS...bonne réplique pour Zongo qui va bientôt rentrer au bercail.

Déclaration du Front Populaire Ivoirien (FPI) relative à la conférence de presse de la dissidence
1. Les faits
Le jeudi 15 février 2018, M. Sangaré Abou Drahamane, porte flambeau de la dissidence au sein du Front populaire Ivoirien (FPI), a, au cours d’une conférence de presse, lu un texte présenté comme le « mémorandum du FPI sur les conditions d’élections justes et transparentes en Côte d’Ivoire », et tenus des propos dont la gravité appelle de la part de la direction du FPI, une clarification et des mises au point.
Notamment, sur la personnalité de M. Sangaré, la question du boycott de toutes les élections par le FPI, depuis 2011, celle de l’ouverture des discussions avec le pouvoir actuel, du rôle joué par Sangaré, dans le dénouement de la crise postélectorale de 2011 et le sort fait actuellement au président Laurent Gbagbo, de la présence supposée d’un émissaire de la France à la conférence de presse, la fierté que Sangaré dit en tirer, de l’affirmation surréaliste de Sangaré qui se présente, lui-même comme un individu rancunier et, enfin, de la litanie, habituelle, visant à présenter le président du FPI, l’honorable Pascal Affi N’Guessan, comme le responsable des malheurs des dirigeants de la dissidence.
1. Les observations du FPI
2. De la personnalité de Sangaré Abou Drahamane
Sangaré Abou Drahamane, au vu et au su de l’opinion nationale et internationale, continue de faire preuve de supercherie honteuse en s’arrogeant le titre, ronflant et vide de président par intérim du FPI.
Le FPI tient à rappeler à Sangaré que, de même qu’on ne devient bachelier qu’après avoir subi, avec succès, les épreuves afférentes à ce diplôme, on ne devient président d’une institution comme le FPI, qu’après avoir reçu l’onction des militants au cours d’un congrès électif.
A toutes fins utiles, il peut être bon de rappeler, à Sangaré, que le FPI s’est librement donné comme président, depuis le Congrès ordinaire de juillet 2001, l’honorable Pascal Affi N’Guessan.
Si, tel est donc le rêve secret et profond de Sangaré de présider aux destinées du FPI, il est le bienvenu au prochain Congrès ordinaire du FPI.
2. De la question du boycott des élections
Dans son fameux mémorandum, Sangaré affirme : « Depuis l’arrivée au pouvoir de M. Alassane Ouattara en 2011 (…), le FPI a boycotté toutes les élections et consultations organisées dans les conditions douteuses décriées ».
Sangaré tente vainement de tronquer la vérité, et de réécrire l’histoire récente de la Côte d’Ivoire. La vérité, c’est que le FPI a boycotté les élections législatives de 2011, les municipales et les régionales de 2013. Mais, le FPI a participé à l’élection présidentielle d’octobre 2015, avec comme candidat, le camarade Pascal Affi N’guessan, et aux législatives de novembre 2016, avec 187 candidats, dont trois, brillamment élus à l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire.
Le FPI assume, avec responsabilité, sa participation à ces différents scrutins et les résultats obtenus.
En effet, depuis sa sortie de prison, en août 2013, le Président Pascal Affi N’guessan a engagé le FPI dans le jeu politique, loin du ghetto de la politique fiction où Sangaré et ses amis ont voulu l’enfermer.
3. De la question de l’ouverture des discussions avec le pouvoir
« Oui, pour ramener la confiance afin de bâtir une Côte d’Ivoire une et indivisible, asseyons-nous et discutons » dixit Sangaré. Dans nos quartiers populaires d’Abidjan, on dirait : « qu’est-ce qui n’a pas marché ? » Pourquoi cette volte-face à 360° ? La posture de belligérance aveugle de Sangaré, et de ses amis, a-t-elle fait long feu ? Sangaré est-il, enfin, en train de se réveiller de son dogmatisme légendaire, pour qu’il demande, ici et maintenant des discussions avec le pouvoir ?

En tout état de cause, et quelles que soient les réponses à toutes ces questions, les propos de Sangaré constituent un aveu d’échec qui donne raison au Président Affi N’guessan, qui, dès sa sortie de prison, a exhorté le parti, et les militants, à s’inscrire dans le jeu politique, à travers le dialogue politique avec les tenants du pouvoir. Sangaré, toute honte bue, enfonce une porte largement ouverte par le Président Pascal Affi N’guessan, après avoir, quatre ans durant, contribué à faire perdurer la souffrance de nombre de nos concitoyens, qui croupissent toujours en prison, vivent l’enfer de l’exil interne ou externe, ou qui sont toujours privés de leurs biens.
Au nom de tous ces compatriotes, le FPI appelle une fois encore, Sangaré, et ses amis, à mettre fin à la dissidence, et à créer les conditions de l’unité du parti. Parce que, c’est uni que le FPI aura plus de chance d’amener le régime Ouattara à la table de discussion. Et non le contraire.
4. Du rôle joué par Sangaré dans le dénouement de la crise postélectorale
Au cours des échanges qu’il a eu avec la presse, Sangaré a affirmé que, c’est bien lui qui a conseillé au Président Laurent Gbagbo de ne pas démissionner, comme le lui suggérait la communauté internationale, et qu’il l’assume. Est-ce à dire que Sangaré est fier des conséquences qu’ont entrainées cette posture qu’il a conseillé au Président Gbagbo ? Conséquences au nombre desquelles l’on peut citer le lourd bilan humain de trois mille morts évoqué par l’ONU. Mais, aussi les emprisonnements, les destructions massives de biens et l’exil de milliers d’ivoiriens.

Avec de tels propos, il apparaît clairement que c’est Sangaré, qui par ses mauvais conseils a conduit le Président Gbagbo et le ministre Charles Blé Goudé à la prison de la Cour Pénale internationale (CPI), l’honorable Simone Gbagbo en prison à Abidjan, elle aussi réclamée par la CPI, alors que lui, Sangaré, est libre de tout mouvement, et autorisé par le régime d’Abidjan à animer une dissidence au sein du FPI.

Au regard de tout ce qui précède, il apparaît que Sangaré a une lourde responsabilité dans le sort qui est fait aujourd’hui au Président Laurent Gbagbo. Une situation qu’il essaie d’exploiter avec cynisme pour tenter de se faire une place au soleil.
5. De la présence supposée d’un représentant de l’ambassade de France à la conférence de presse et de la fierté que Sangaré dit en tirer
A l’occasion de cette conférence de presse, Sangaré et ses amis ont présenté quelqu’un comme le représentant de l’ambassade de France. Cette présence a suffi pour que Sangaré se dise publiquement honoré. Cette déclaration appelle de la part du FPI deux observations. L’une de forme et l’autre de fond.

Dans la forme, l’information selon laquelle l’ambassade de France aurait dépêché un émissaire à la conférence de presse de la dissidence, est un mensonge. En effet, selon nos informations, l’individu en question qui se serait présenté comme travaillant à « La Lettre du Continent » n’a, en vérité, aucun lien avec la représentation française en Côte d’Ivoire. Tout au plus, l’on peut lui concéder le titre de ressortissant français.

Dans le fond, on ne peut que s’étonner, que Sangaré, qui avec ses amis de la dissidence, avait dénoncé, avec véhémence la rencontre entre le Président Pascal Affi N’guessan et l’ancien chef de l’Etat français, François Hollande, se réjouisse aujourd’hui de la présence d’un ressortissant français à sa conférence de presse. Une telle attitude devrait finir par convaincre toute l’opinion nationale et internationale que Sangaré et la dissidence sont dans une duplicité, et une incohérence, qu’ils ont désormais de plus en plus de mal à cacher.
6. De l’affirmation surréaliste de Sangaré qui se présente, lui-même, comme un homme rancunier
Sangaré, au cours des échanges avec les journalistes, a affirmé, sans sourciller qu’il est homme rancunier. Pour le FPI, cette seule déclaration suffit à le disqualifier des prétentions qu’il veut avoir. En effet, s’il est rancunier, c’est qu’il n’a pas place au FPI où l’on a la culture du dépassement de soi, pour privilégier l’intérêt général au détriment de ses propres ressentiments et frustrations. Et puis, comment peut-il prétendre être l’homme de la paix capable de discuter avec le pouvoir qui est responsable de toutes les souffrances de son camp.

Mais bien plus, l’on comprend maintenant, pourquoi, malgré toutes les médiations et les instructions du président Gbagbo, allant dans le sens de l’unité du parti, l’homme reste impassible. Préférant s’accrocher à sa rancune, au lieu de voir l’intérêt de ses millions d’ivoiriens qui souffrent le martyr du fait de la fragilisation de l’opposition significative que constitue le FPI.
7. De l’éternelle litanie selon laquelle le Président Affi N’guessan serait le responsable de l’emprisonnement de certains cadres du parti
Comme à son habitude, et pour tenter de masquer son échec, Sangaré s’est adonné à son jeu favori, qui consiste à vouloir faire porter au Président Affi N’guessan, les conséquences de ses propres turpitudes. Une fois de plus, il a encore accusé le président du parti d’avoir fait emprisonner les ministres Hubert Oulaye et Assoa Adou.

Pour le FPI, ces accusations ne sont que de la pure diffamation, pour tenter, désespérément de diaboliser un adversaire politique dont on a eu du mal à se défaire à la loyale, et, qui chaque jour, convainc de plus en plus, nos compatriotes, sur la pertinence de son projet et de ses choix.

A toutes fins utiles, le FPI tient à rappeler que pour ce qui concerne la situation de MM. Hubert Oulaye et Assoa Adou, les procès qui ont été intentés, contre eux par le pouvoir, ont eu lieu. Et, à aucun moment, le nom du Président Affi N’guessan n’a été cité. Ni par l’accusation, ni par les témoins.

Mieux, pour ce qui concerne M. Oulaye, il a été accusé d’avoir financé, depuis Accra, l’attaque survenue contre les casques bleus de l’ONU dans la région de Taï. Des accusations que le principal témoin à charge, est venu confirmer à la barre, sans aucune allusion à un quelconque rôle qu’aurait joué le Président du parti. Il en va de même pour M. Assoa Adou, accusé lui aussi pour des faits se rapportant aux actes de Graabo. Le FPI rappelle, qu’au moment où se déroulaient tous les faits incriminés, le Président Affi N’guessan était en prison à Bouna. Il n’est donc mêlé ni de près, ni de loin aux difficultés des personnes précitées.

Pour finir et pour se donner un peu de contenance, Sangaré a osé traiter le FPI de « FPI de Outtara ».
Au sujet de cette allusion dont l’objectif est de semer la confusion dans l’opinion, le FPI tient à affirmer clairement qu’au regard des évènements qui se sont produits depuis la crise postélectorale et la déportation du président Gbagbo et des agissements de Sangaré, que c’est lui qui est en collusion avec le régime Ouattara pour tenter de neutraliser le FPI.

La preuve, après ses conseils et les conséquences qui en ont résulté, sa résidence à Abidjan, a été miraculeusement épargnée par les pillards, ses comptes bancaires n’ont jamais été gelés, alors que les résidences du Président Affi N’guessan, aussi bien à Abidjan qu’à Bongouanou ont été toutes détruites. Les résidences du président Gbagbo à Mama et celle de la première dame à Moossou ont été détruites. Arrêté, après quelques mois de séjour à la prison de Katiola, il a été autorisé à séjourner, confortablement, plusieurs mois durant à la Polyclinique Sainte Anne Marie de Cocody (PISAM) pour être transféré à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA) quelques mois seulement avant sa libération en août 2013, alors que ce privilège a été maintes fois refusé à Mme Simone Gbgabo. Et ces exemples sont loin d’être exhaustifs.

C’est ici l’occasion pour le FPI d’en appeler à la vigilance des camarades qui continuent de suivre, de bonne foi, Sangaré. Parce que, ce dernier est passé maître dans l’art d’entrainer ses camarades dans des difficultés, pour ensuite les abandonner à leur triste sort. C’est pour cette raison que, lui, qui est le concepteur et le principal artisan du congrès de Mama est resté libre de tout mouvement, alors que ses autres camarades ont été arrêtés.
III. Conclusion
De tout ce qui précède, le FPI estime qu’à l’évidence, Sangaré est le cheval de Troie par excellence du régime Ouattara. Il est en mission, pour tenter de ralentir l’inévitable convalescence du FPI qui a fait preuve de résilience face à la difficile épreuve de la crise postélectorale de 2010.

Mais, Sangaré ne peut tromper tout le peuple du FPI et le peuple ivoirien, tout le temps. Il est à présent découvert, même camouflé. Sa dernière sortie et les propos tenus en sont la parfaite illustration.
Par conséquent, le FPI demande aux militantes et militants, ainsi qu’à tous les sympathisants du parti, de faire confiance au Président Pascal Affi N’guessan qui ne saurait se dérober à sa responsabilité historique qui est de rebâtir un parti fort, solide et conquérant.

Fait à Abidjan, le 18 Février 2018
La Secrétaire Générale et Porte-parole du parti
Agnès Monnet

On ne présente pas son village de la main gauche.
Vous êtes fâché avec comportement de mouton
Le FPI de cote d'ivoire là depuis 2001 Affi Nguessan est votre président et c'est sa la vérité.
Repond à la déclaration d'agnès Monnet :
* Démenti de l'ambassade de france et que votre invité d'honore français n'est qu'un simple citoyen français, vrai ou faux ?
* Elle accuse Sangaré d'être celui qui a empêcher Gbagbo de faire sa déclaration d'ou le résultat de cette guerre que Gbagbo voulais arrêté en acceptant la proposition de sortir de crise, vrai ou faux ?
* Elle traite Sangaré de rancunier et qu'il n'a pas sa place au FPI avec cette attitude, vrai ou faux ?
* Elle accuse Sangaré aboudraman d'être en mission pour le gouvernement ado par ces actions en ralentissant le du FPI pour la reconquête du pouvoir, vrai ou faux ?
* Elle traite Sangaré de menteur et maitre dans la manipulation sur l'emprisonnement d'oulaye pour avoir financier l'attaque des morts casques bleu dont le témoin en charge pacome durant aussi détenu politique a la maca à témoigner à la barre, pareil que lida kouassi arrêté au togo en possession de documents qui l'impliquaient dans l'enregistrement vidéo de ces complices colonel gaté, sergent chef brou pacome, sergent chef clark et commandant abehi. De même que assao adou condamné pour atteinte à la défense nationale pour les attaques de grabo accusé par deux détenus politiques metch et théophyle. Vrai ou faux ?
...............Bande de sorcier................