Affaire "armes trouvées chez Soul to Soul": Guillaume Soro d'accord pour une enquête

Par IvoireBusiness - Affaire "armes trouvées chez Soul to Soul", son directeur de protocole. Guillaume Soro d'accord pour une enquête.

Le président de l’assemblée nationale s’est pour la première fois prononcé sur l’affaire des armées trouvées chez son directeur de protocole à Bouaké durant les heures chaudes de la dernière mutinerie.
Depuis l’hémicycle, il s’est dit favorable à une enquête et a annoncé avoir vigoureusement recommandé à son directeur de protocole Kagamaté Souleymane alias Soul to Soul, de se mettre à la disposition des enquêteurs.

Ci-dessous l’intégralité de sa déclaration devant la presse.

« J’ai été ministre de la défense, de telles questions relèves du secret défense, vous comprenez que je m’interdise tout commentaire. En revanche, en ce qui concerne l’enquête qui va être diligentée, je suis entièrement favorable et d’accord avec l’enquête. J’ai vigoureusement recommandé à mon collaborateur de se mettre à la disposition des enquêteurs et je lui ai demandé de dire sur l’honneur et sur sa conscience ce qu’il sait pour contribuer à aider les enquêteurs à conclure ce dossier. Je peux vous assurer qu’il est clair dans ma tête qu’il devra et tous ceux qui sont concernés, chacun assumera sa responsabilité. Donc pour l’heure, je demande aux uns et autres de garder la sérénité pour les enquêtes puissent se dérouler dans la sérénité. Je salue le retour de la paix en Côte d’Ivoire. Je pense que c’est important que le pays retrouve la sérénité et le calme. J’ai déploré ce qui s’est passé avec ces journées folles que nous avons vécu en Côte d’Ivoire ».
Pour rappel, le gouvernement ivoirien, suite à la mutinerie qui a ébranlé le pays durant quatre jours, a déclaré que des armes avaient été découvertes dans une résidence privée à Bouaké, celle du directeur de protocole de Guillaume Soro, président de l'assemblée. Il a annoncé l'ouverture d'une enquête afin de situer les responsabilités.

Eric Lassale

Commentaires

D'accord aussi pour une commission parlementaire sur les mutins et les mutineries.
D'ou ils viennent et qui les paye ?

Constat sur le long terme : la précarité de la situation militaire en CI sert à justifier le maintien des troupes d'occupation Françaises. Si la Françafrique parvient à fabriquer un lien entre mutins et islamistes, c'est une extension assurée du ni guerre ni paix de type Malien, au nom de la lutte antiterroriste. L'attentat de Bassam en 2015 servait qui ? Ou en est l'enquête ?