Scandale des écoutes téléphoniques, mine clandestine : L'entourage de Wattao se fâche et livre des secrets

Par IvoireBusiness - Scandale des écoutes téléphoniques, mine clandestine. L'entourage de Wattao se fâche et livre des secrets.

Wattao. Image d'archives.

Il n'y a pas de fumée sans feu. C'est du moins ce que croit savoir l'entourage du colonel Issiaka Ouattara alias Wattao, le sulfureux ex-chef de guerre de la rébellion, après la diffusion d'information lui attribuant l'appartenance d'un site d'orpaillage clandestin.

Dans le cercle de l’ex-seigneur de guerre, on pense que l’affaire de la mine clandestine, rendue publique, vendredi 20 novembre 2015, n’est qu’un nouveau développement du scandale des écoutes téléphoniques, comme l’affirmait une partie de la presse. C’est du reste ce que laisse entendre un proche du colonel Wattao, que nous avons joint par téléphone, dimanche 22 novembre 2015, suite à notre parution du samedi précédent, faisant état d’un site d’orpaillage clandestin, dont le colonel serait propriétaire. A en croire notre interlocuteur, cette affaire s’inscrit dans une stratégie visant à atteindre Guillaume Soro en nuisant à Wattao, dont on connaît les liens avec l’ex-leader de la rébellion. « On est au courant de ce qui se passe. C’est un problème compliqué qui ne date pas d’aujourd’hui », commence par dire notre interlocuteur, avant de se faire plus explicite. « Les gens se disent que Wattao étant l’homme de l’autre ( sous-entendu Guillaume Soro, ex-secrétaire général des Forces nouvelles et actuel président de l’Assemblée nationale), il faut qu’on lui nuise », lâche notre source. Et de renchérir : « Sachant les relations étroites qu’il entretient avec l’autre ( Soro), et vu l’influence qu’il a dans l’Armée, ils se disent qu’il faut créer une situation pour lui nuire. C’est pour cela que chaque fois qu’il y a une accalmie, ils sortent quelque chose d’autre pour l’accabler ». Pour notre interlocuteur, tout cela est bien orchestré. « Des gens sont financés et mis en mission pour faire ce travail », assure ce proche de Wattao. Pour étayer ses dires, il cite deux exemples : la prétendue immixtion de son patron dans le milieu des syndicats du transport, ce qui serait à l’origine des récurrentes rixes observées dans ce milieu ; et le documentaire réalisé sur le « commandant » Wattao par une télévision occidentale. S’agissant de la prétendue connexion entre l’ex-chef de guerre et les syndicats, il estime qu’elle ne tient pas la route. « Vous vous rappelez qu’on l’accusait d’être à l’origine des querelles récurrentes entre les syndicats du transport. Depuis qu’on l’a éloigné du pays, est-ce que ces syndicats n’ont pas continué à s’entre-déchirer ? », balaie-t-il du revers de la main cette accusation.

Pourquoi en veut-on à Wattao?

Faisant un parallèle avec l’histoire de la mine clandestine qui lui est attribuée, et qui rapporterait près de 49 milliards de Fcfa, avant sa fermeture par l’Armée, ce collaborateur de Wattao en rit presque. « Comment peuvent-ils dire qu’il contrôlait une mine d’or qui lui rapporte 60 milliards de Fcfa et dans le même temps, raconter que des syndicats du milieu du transport lui donnaient des millions de Fcfa par semaine ? S’il avait vraiment ces 60 milliards de Fcfa générés par cette mine clandestine, qu’est-ce qu’il irait faire parmi les syndicalistes ? », argue ce proche de l’ex-patron du Ccdo( Centre de coordination des décisions opérationnelles). Par ailleurs, il évoque le documentaire réalisé par une télévision européenne sur le « commandant » Wattao. Selon lui, l’exploitation qui en a été faite montre bien que tout cela participe de la stratégie de dénigrement de cet officier de l’Armée. « Pour lui nuire, ils ont envoyé des Français réaliser une émission sur lui et sa mission du temps où il était à la tête du Ccdo. Il a donné son accord. Mais après que s’est-il passé ? Ils ont présenté tout le contraire du reportage qu’ils ont réalisé. Ils n’ont fait que parler de sa vie privée alors qu’il s’agissait initialement de parler du fonctionnement du Ccdo, qui venait d’être mis en place », explique-t-il, avant de s’appesantir sur l’affaire de la mine clandestine supposée appartenir à son patron. « Comment comprendre que dans cette Côte d’Ivoire réunifiée, un individu puisse à lui seul gérer une mine d’or qui lui rapporte 60 milliards de Fcfa, et non 60 millions de Fcfa par an ? J’aurais compris si on était encore dans la rébellion », avance notre interlocuteur. Et de poursuivre : « En plus, la mine en question est située à Daloa. On aurait compris si elle se trouvait(...)

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