Côte d’Ivoire/ Soul to Soul confirme la guerre Soro-Ouattara:« Je suis en prison à cause des armes qui ont mis Ouattara au pouvoir ». « C’est Soro qu’on cherche sinon moi je suis trop petit »

Par IvoireBusiness - Côte d’Ivoire/ Soul to Soul confirme la guerre Soro-Ouattara : « Je suis en prison à cause des armes qui ont mis Ouattara au pouvoir ». « C’est Soro qu’on cherche sinon moi je suis trop petit dans cette affaire ».

Soul to Soul confirme la guerre Soro-Ouattara « Je suis en prison à cause des armes qui ont mis Ouattara au pouvoir ». « C’est Soro qu’on cherche sinon moi je suis trop petit dans cette affaire ».

Dans une lettre depuis sa cellule de prison hier, Soul to Soul, directeur de protocole de Guillaume Soro président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, a confirmé la guerre que se livrent son patron et le chef de l’Etat pour le contrôle du pouvoir en 2020, apportant ainsi un démenti cinglant au gouvernement qui hier à l'issue du conseil des ministres, a affirmé que les relations entre le président Alassane Ouattara et Guillaume Soro étaient empreintes de convivialité et qu'il n'existait aucune tension entre les deux hommes.

« Aujourd’hui, à cause de mon patron Guillaume Soro, je suis en prison. Parce que ce n’est pas moi qu’on vise ! Je suis trop petit dans cette affaire ! C’est mon patron qu’on cherche », dira-t-il, prenant le contre pied du gouvernement qui hier en conseil des ministres, a déclaré qu’il n’y avait aucune guerre entre le président de l’Assemblée nationale et le président de la République. Ci-dessous, l’intégralité de la lettre de Soul to Soul.

Patrice Lecomte

« Chers Tous,
Je reviens donc pour la deuxième fois de ma vie à la MACA.
Ce lundi 9 septembre, dans la nuit, j’ai traversé la ville comme un animal en cage, entouré d’hommes armés jusqu’aux dents, envoyés par Alassane Ouattara pour m’ôter la liberté. Dans le chant des sirènes militaires et le calme de la nuit envahissant mon pays, j’ai pu me souvenir d’un passé pas si lointain.
C’était hier.
La première fois que je pris Air MACA, c’était en 2000, j'avais 31 ans et c'était à cause de mon engagement pour Alassane Ouattara. Je me suis dévoué, très jeune pour la cause d’Alassane Ouattara. Je considérais et je considère encore comme injuste l’exclusion qu’il avait subie. Guillaume Soro m’est témoin, comme beaucoup d’autres camarades. C’est depuis le milieu des années 90 à l’université que j’ai pris fait et cause et me suis dédié pour Alassane Ouattara. Corps et âme.
Quand nous nous sommes engagés pour cette cause, ce fut au péril de nos études, de notre avenir et de nos vies. D’autres en sont morts en chemin. Zaga-Zaga, Tchuck, et bien de nos valeureux frères n’ont pas eu ma chance. La mort, de toute façon, aurait pu disposer de nous tous, sans exception. Je ne compte même plus le nombre de fois qu’elle nous a frôlés, la mort, à cause de notre engagement pour Alassane Ouattara. Et je ne vous parlerai pas des blessures graves que cet engagement a laissées dans ma chair et des souffrances que j’en porte encore.
Aujourd’hui, comme dans un cauchemar on m'informe que c'est mon leader, l'homme que j'ai adulé pendant longtemps: Alassane Ouattara, l'homme pour qui j’ai tant de fois failli mourir, qui m’expédie en prison. Est-ce le sort que Dieu m’a réservé ? Quand je m’engageais pour Alassane Ouattara, j’étais prêt à mourir pour lui. Et Dieu a permis que je vois Alassane Ouattara au pouvoir.
Aujourd’hui, à cause de mon patron Guillaume Soro, je suis en prison. Parce que ce n’est pas moi qu’on vise! Je suis trop petit dans cette affaire! C’est mon patron qu'on cherche. Et moi le petit, je dois payer! Est-ce parce qu’on estime qu’il serait un obstacle au 3ème mandat d’Alassane Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire en 2020 ?
Si l'on doit m'ôter la vie pour que mon patron Guillaume Soro soit sauf, alors je suis prêt. Alassane Ouattara peut me retirer le souffle de vie. J'aime mon patron Guillaume qui ne m'a jamais trahi et ce, depuis que nous nous sommes connus à l'université. Un homme comme celui-là mérite qu'on lui consacre sa vie. Je suis sans crainte car je sais qu'il veillera sur ma famille. Mes enfants sont ses enfants. Ma mère est sa mère.
Sinon quelle est cette aberrante histoire d'armes dont on veut me faire à tout prix le détenteur exclusif ? Où aurai-je pu trouver l'argent pour les acquérir ? Comment tout seul, j'aurais pu les entreposer dans ma maison? Je n'en connais même pas les calibres ni la quantité.
Oui, je suis victime de moi-même ! J'aurais dû dire Non. Non. Et refuser de céder ma maison pour que les militaires s’en serve comme base logistique pour leurs opérations, quand tous nous étions reclus au Golf. Ceux qui, par peur, n'ont pas voulu prendre de tels risques sont bien tranquilles aujourd'hui. Et moi je suis en prison à cause de ces armes qui ont mis Alassane Ouattara au pouvoir. Si telle est la volonté de Dieu, alors je m'incline.
Je dis donc à tous les Ivoiriens, à mes amis, mes compagnons, mes frères, ceux qui ont été pris de compassion, ne pleurez pas pour moi. Je ne regrette pas d’être en prison. Dieu m’a permis de me battre pour Alassane Ouattara sans en mourir. Si le même Alassane Ouattara estime donc aujourd’hui qu’afin d’être un grand Président, il faut que j’aille séjourner en prison, que sa volonté soit faite, avec la bénédiction de Dieu ! J’aurais pu mourir depuis longtemps pour Ouattara. Dieu m’a épargné. Comment puis-je me plaindre qu’il dispose à présent du droit de vie et de mort sur ma modeste personne ? J’accepte mon sort, aujourd’hui comme hier.
Mais, au fond, je dois quand même dire que j’ai un regret. Un seul regret. Pas plus qu’un seul regret.
C’est de n’avoir pas pu voir et dire au revoir de vive voix à Guillaume Soro, mon Patron que j’aime ! C’est de n’avoir pas pu parler à ma femme, à mes enfants et à ma mère souffrante, tous ces êtres qui me chérissent et que je chéris du plus profond de mon cœur, avant de repartir dans le froid et l’obscurité de la prison, par la seule volonté d’Alassane Ouattara, l’homme qui fut pourtant la cause de mon premier emprisonnement.
Si le Président Alassane Ouattara, dans sa toute-puissance, m’avait accordé ce petit privilège, je serais aujourd’hui le plus heureux des prisonniers du monde. La plénitude de ma joie serait totale. Mais comme le dit si bien mon Patron, “N’arrive à l’homme que ce que Dieu permet.”
Depuis la MACA, je suis Soul to Soul.
A Dieu, va ! »

Soul to Soul

Commentaires

Pourquoi il parle trop trop comme ca meme apres seulement 2 jours a la MACA comme si on l'avait purige avec canigban ?
Quand ca commence je vous ai dit d'enlever le burkinabe sans balafres que vous avez depose sur nos tetes sinon il va vous neutraliser tous un a un (prison ou la mort). Vous avez voulu jouer aux loyalistes.
Erreur que Gbagbo a faite avec mossi, C'est ca vous etes entrain de faire. Vous lui donnez le temps de vous prendre un a un jusqu'au dernier.
Soro est attendu a l'aeroport. Ou il reste en exil ou il rentre en garcon et se fait arreter.
Pourquoi ivoirien eat lent en colere comme ca on dirait Dieu ?
Vous regardes l'ennemi vous gourmet autour et vous le regarder jusqu'a ce qu'il frappe.
Mossi vous a arrache toutes les armes ou quoi ?
De quoi avez-vous peur meme ?
Vous mettez veste oooh vous restez rebelles.
Vous rencontrez des grands hommes sur tapis rouge oooh, vos manches ne peuvent pas couvrir vos mains degoulibantes de sang des ivoiriens qui n'etaient pas d'accord avec le burkinabe.
Votre nom est deja gate comme koulaba.
On vous demande de prendre les armes pour faire bonne rebellion cette fois (liberer votre pays de la gangrene que vous avez engendree sans toucher aux populations), vous etes la tourner autour de la chose.
Si C'est pour parler ds bouche seulement comme nous les progbagbos desarmes comme des vers de terre nous on ne vous soutient pas deh !
Prennez ses propres armes pour l'enlever . Donnez-nous qq unes tres lourdes et on vous aidera a montrer la route de Sindou son village a ce grand faussaire.
Mais avant, balafrez-le pour ne plus qu'il se dise
Ivoirien encore.
Nous on attend votre painnnnnnnnnnn seulement suivi des boum boum ds la republique bananiere rebelle.

'I wourou foro, I man fohi yé ban. Ko je suis soul to soul. Kasso be be'h i kan'. Pour te dire que satan n'a pas d'amis. Il mange ses enfants. AO, ex ADO etant son disciple, il vous mangera un à un, jusqu'au dernier: guillaume Soro. Et après quoi, il retournera à son maitre: satan. A quoi pensiez-vous au début, bande de sauvages?

"Je t'aime, moi non plus..." : c'est bla bla, pour combien de temps encore ? Dramane doit frapper s'il ne veut pas que Soro le supplante auprès des soutiens qu'il est en train de se chercher dans la Françafrique. Non, Soro ne s'est pas perdu et il ne perd pas son temps. Tant pis pour son bétail qui, une fois désarmé, devient bon pour le sacrifice humain. Si on en croit les ethnologues, le sang doit couler chez les Malinké.